La Rhune

La Rhune, c’est un incontournable du pays basque. J’y suis montée il y a une quinzaine d’années, pendant des vacances, sous un soleil d’enfer. J’en garde un souvenir terrible… Depuis que j’habite dans la région, je n’y étais jamais retournée à pied (en petit train, c’est de la triche), jusqu’à hier ! Et admirez la superbe vue arrivé au sommet :

Deux heures de monté et 700 mètres de dénivelé positif pour voir ça, c’est génial ! Heureusement, on a vu nos amis les Pottok, toujours fidèles au rendez-vous, eux.

Il y en a même un qui attendait l’ouverture de la venta Yasola. Cette venta est perdue en pleine montagne à la frontière franco-espagnole et accessible uniquement à pied. Quand on tombe dessus, on est un peu surpris de voir ça à cet endroit !

Grâce à un copain qui commence la traversée des Pyrénées à pied aujourd’hui et qui m’a demandé de lui cacher deux bouteilles d’eau dans une cabane où il va passer la prochaine nuit, j’ai découvert l’Arrano Xola, la cabane de la chasse aux vautours.

C’est un petit coin de paradis sur terre pour randonneurs désireux de faire une pause ou de passer la nuit à l’abri. Et en plus, le confort y est digne d’un trois étoiles !

A l’intérieur, on trouve un petit cahier caché sur une poutre dans lequel chacun peut écrire un mot. Je me suis régalée à lire ce livre d’or.

Au final, même si je n’ai pas vu la mer depuis le sommet de La Rhune, j’ai passé une fois de plus un agréable moment en montagne. Et puis, j’ai ressorti les chaussures de rando pour la première fois de la saison et ça, c’est le bonheur !

Une part de ciel – Claudie Gallay

Un manteau et des gants de femme rouges, une boule de neige tenue entre les mains comme un oisillon ou un objet fragile dont il faut prendre soin, je trouve que cette première de couverture donne vraiment envie de découvrir le dernier Claudie Gallay et correspond bien à l’atmosphère du roman.

L’atmosphère, parlons-en justement. Elle tient un place prépondérante, comme dans tous les récits de l’auteur. Ici, il y a la montagne et la neige mais aussi la vie dans une vallée isolée. A cela s’ajoutent des êtres fragiles qui se posent beaucoup de questions et que la vie a parfois malmenés.

Nous sommes au début du mois de décembre. Carole vient de recevoir une boule de neige de la part de Curtil, son père. Gaby, sa soeur et Philippe, son frère en ont reçu une eux aussi. C’est le signal du retour. Un rendez-vous sans date précise. Curtil va revenir dans le massif de la Vanoise, au village dans lequel il vivait avec sa femme et ses enfants. Enfin, c’est plutôt eux qui vivaient au Val-des-Seuls. Lui, il partait régulièrement sans que personne ne sache ni où ni pourquoi. Il revenait régulièrement et avait l’habitude de prévenir de son retour mais sans jamais donner de date précise. Sa famille pouvait ainsi l’attendre pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. 

Carole est partie vivre sa vie ailleurs. Aujourd’hui, elle est divorcée et ses deux filles sont grandes. Gaby et Philippe, eux, vivent toujours dans le village. Carole décide donc d’aller les rejoindre pour attendre avec eux le retour de leur père. Elle loue un gîte à côté de la scierie et du café pour quelques jours. Elle attend Curtil comme on attend Godot.

La neige, le froid et la montagne et les lacs gelés tiennent une place importante dans le roman. Tout comme les quelques personnes qui font partie de l’entourage de Carole et qui vivent dans cette vallée divisée par la création d’une piste de ski. Il y a Gaby qui habite seule avec La Môme dans un bungalow de misère et espère que Ludo, son homme, sortira bientôt de prison. Il y a Philippe qui est garde forestier et travaille sur un projet de sentier de randonnée qui suvrait la traversée d’Hannnibal à travers les Alpes. Il y a aussi Jean, l’amoureux d’enfance qui dame les pistes et dégage la neige des routes. Et puis aussi la Baronne et son chenil, Francky et son bar, la serveuse qui secoue ses draps à la fenêtre tous les matins entre 11 heures et midi, le vieux Sam, etc.

Soyons honnête, j’ai mis un peu de temps à renter dans l’atmosphère d’Une part de ciel. Il m’a fallu lire un bon tiers avant d’avoir du mal à refermer le livre pour faire autre chose. Et puis je me suis laissée porter par ce décor magnifique, par l’intimité de ces personnages, par ce rythme lent et douillet qui vous colle à la peau. Au final, je ne regrette absolument pas cette lecture et j’avoue que j’aurais bien aimé rester un peu plus longtemps dans ce cadre hors du temps.

GALLAY, Claudie, Une part de ciel, Actes Sud, 2013.

Le Mondarrain, encore un endroit magnifique dans le Pays Basque !

C’était dimanche dernier. Courageux, nous sommes partis pour 5h de marche dans la montagne basque, près d’Itxassou.

Point de départ de notre randonnée : le pas de Roland dont je vous ai déjà parlé ici.


La Nive

Notre destination : le Mondarrain

Rencontre avec un troupeau de pottioks, ces petits chevaux qui vivent en liberté, en montagne, dans le Pays Basque.

Les moutons sont eux aussi de la partie. Si on ne les voit pas, on entend les bêlements et le son des cloches. J’adore !

Sommet du Mondarrain

750m d’altitude -et autant de dénivelé depuis notre point de départ !-.

Une vue magnifique sur la vallée et l’océan.

Ah, que la montagne est belle…

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