A pied, la vie est belle

Avec le retour des beaux jours, l’envie de sortir les chaussures de randonnée est revenue. Pour cette première sortie en famille, nous avons choisi un parcours facile, histoire de ne pas dégoûter cette demoiselle qui nous accompagne chaque jour depuis maintenant 8 ans. Direction le sentier littoral donc, entre Saint-Jean-de-Luz et Bidart. 16 km aller-retour à une moyenne de 3km/h environ.

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Petite échappée au pays basque

Aujourd’hui, on avait envie besoin de nature et d’oxygène. On a donc chaussé nos chaussures de rando, direction le pays basque, côté espagnol cette fois-ci.

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Échappée dans le pays basque, au col d’Ibardin

Depuis quelques semaines déjà, j’avais envie de ressortir mes chaussures de randonnée. Ceux qui me connaissent et suivent ce blog régulièrement savent que j’aime marcher en montagne. Malheureusement, la météo n’était pas au rendez-vous ces derniers temps et comme une petite fille nous suit dans nos pérégrinations, pas question de la dégouter en la faisant marcher dans de mauvaises conditions.

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Dans un peu plus de deux semaines, c’est Noël

18 degrés hier après-midi sur la cote basque, des surfeurs à l’assaut des vagues, des familles sur la plage, quelques enfants en maillot de bain. 

Cela fait maintenant un peu plus de sept ans que j’habite dans le Sud-Ouest mais chaque année, c’est la même chose : je n’ai pas l’impression que c’est déjà Noël.

Les magasins de Saint-Jean-de-Luz ont beau décorer leurs vitrines et la Mairie mettre en place de jolis éclairages ou autres sapins, comment se sentir en décembre quand le ciel est bleu, que le soleil vous dore le visage et que vous mangez en terrasse  ?

A Biarritz, même ambiance. On est bien loin de la féerie de Noël mais je ne vais quand même pas m’en plaindre !

Au fer rouge – Marin ledun

Rescapée des attentats de 2004 à Madrid, le lieutenant Emma Lefevre lutte contre le terrorisme et en particulier contre les indépendantistes basques d’ETA. Elle a réussi à se faire muter au pays basque et collectionne les informations concernant les militants, les enlèvements, les meurtres et tout ce qui touche de près ou de loin le combat pour l’indépendance.

Février 2013, côte Sud des Landes, plage de Seignosse Le Penon. Un jeune couple de touristes anglais découvre une valise avec à l’intérieur le corps d’un homme. Domingo Augusti est un espagnol connu des services de police français pour trafic de drogue. Il a également été entendu dans une affaire d’enlèvement d’un militant basque supposé appartenir à ETA. Soupçonné de complicité d’actes de torture, il a été relâché rapidement.

A la police judiciaire de Bayonne, Emma Lefèvre est chargée de l’enquête. Simon Garnier, son collègue, ne dort plus depuis que le cadavre d’Augusti a été retrouvé. La dernière fois qu’il l’a vu, le jeune homme était interrogé dans une planque par Javier Cruz, le cerveau de l’antiterrorisme. Il n’était pas censé être retrouvé dans cet état là ! Maintenant, Garnier n’a plus le choix. Il doit se taire et la jouer fine car Javier Cruz a de quoi le faire tomber.

Trafics de drogue, projets immobiliers et lutte contre le terrorisme sont intimement liés. Javier Cruz est à la tête de tout cela. Ses complices et soutiens sont nombreux, Emma lefevre va la découvrir petit à petit. Comment alors le faire tomber ?

Des plages landaises aux hôtels de luxe de la côte basque, de la banlieue de Madrid aux bars de Bayonne, des planques aux rêves immobiliers, la corruption est partout. Des innocents en font les frais et les acteurs de cet immonde merdier sont tous tellement pieds et poings liés qu’il est extrêmement difficile de les attaquer.

Comment s’empêcher de penser, à la lecture de ce livre très documenté, qu’il y a un peu -beaucoup ?- de vrai dans ce que Marin Ledun a imaginé ?

Les 460 pages se dévorent et on referme le livre en espérant que l’auteur planche déjà sur son prochain roman.

LEDUN, Marin, Au fer rouge, Ombres noires, 2015.

Balade dans la demeure d’Edmond Rostand

A Cambo-les-bains, dans le Pays basque, se trouve la villa Arnaga, maison construite par le célèbre auteur de Cyrano de Bergerac au début du XXème siècle.

C’est une des toutes premières demeures de style néo basque. Inspirée des fermes du Labourd, elle est cependant ouverte sur la nature et bénéficie de tout le confort moderne. Eau froide et chaude, électricité, chauffage, c’est plutôt rare pour l’époque.

Il est malheureusement interdit de photographier l’intérieur de la maison mais sachez qu’il est très riche. Edmond Rostand a fait appel à de nombreux artistes pour la décorer. On y trouve du mobilier ancien, le parquet craque sous les pas des visiteurs et on a parfois l’impression d’être dans un décor de théâtre. Edmond Rostand a poussé l’art de la mise en scène jusque dans son intérieur. 

Bien entendu, la visite -libre ou guidée- est centrée essentiellement sur Edmond Rostand mais Rosemonde, sa femme, y occupe une place importante. Poétesse, elle était plus célèbre que lui avant de décider de se consacrer à la carrière de son mari. On trouve également quelques informations sur leurs deux enfants, Maurice et Jean.

Les jardins, à la française d’un côté et à l’anglaise de l’autre, offrent un jolie promenade. C’est un lieu calme et agréable dans lequel le visiteur prend plaisir à se promener.

Le site officiel de la Villa Arnaga.

Aritzakun, un village fantôme du pays basque

Aritzakun est un village de la vallée de Batzan, perdu dans le fin fond du pays basque. Pour y accéder, il faut connaître ou avoir sérieusement préparé son itinéraire. Heureusement, Google Earth est notre ami. On peut y accéder en voiture par une piste ou à pied.

On franchit la frontière franco-espagnole sans même s’en apercevoir. Ici pas de venta ni de panneau indicateur. Nous n’avons même pas vu la borne ! Les lézards et les moutons, eux, se moquent de savoir si ils sont en France ou en Espagne.

La piste ombragée qui mène à Aritzakun longe en partie la rivière et offre de nombreux endroits agréables pour faire une halte et se rafraîchir.

Dans les années 1950, le village était composé d’une trentaine de maisons éparpillées un peu partout. Aujourd’hui, il y en a beaucoup moins. Elles sont toutes fermées ou presque. Dans un ferme, nous avons vu un couple en train de travailler. Pas trés loin, une grand maison était en cours de restauration. Ce sont les seuls signes de civilisation que nous avons croisés.

Aritzakun est loin de tout. Pour faire des courses ou aller travailler, il faut emprunter la piste puis une route sinueuse sur laquelle il est difficile de se croiser. Difficile d’y vivre dans ces conditions.

Le fronton, que l’on retrouve dans tous les villages du pays basque, tient toujours debout et certains y jouent à le pelote de temps en temps. Le village, bien qu’abandonné, est toujours entretenu.

Autour d’une ferme en ruine, quelques engins agricoles dont cette vieille herse qui n’a sans doute pas bougé de là depuis plusieurs décennies.

J’ai beaucoup aimé cette petite randonnée de 12 kilomètres, la première de la saison. Aritkakun m’a fait penser à un autre village fantôme, Périllos, situé dans les Pyrénées orientales et dans lequel nous sommes allés il y a quelques années mais en voiture !

Niki de Saint Phalle au Guggenheim de Bilbao

La seule raison pour laquelle je regrette parfois d’habiter à 800 km de Paris, c’est la culture. L’offre de musées, de spectacles, de concerts n’est pas aussi riche en province que dans la capitale, il faut être honnête. Alors, quand j’ai su que l’exposition Niki de Saint Phalle qui a eu lieu cet hiver au Grand Palais était arrivée au Guugenheim de Bilbao, je me suis dit que je ne pouvais pas la manquer.

J’ai découvert ce musée en 2011, alors que ma fille avait deux ans et demi. Je me souviens encore de la crise qu’elle avait faite à l’intérieur. Nous avions été obligés d’écourter notre visite. Cette fois-ci mademoiselle c’est un peu mieux tenue !

Le Guggenheim, c’est d’abord une architecture qu’on admire depuis l’extérieur.

Puppy, le chien de Jeff Koons monte la garde devant l’entrée nuits et jours.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule oeuvre de cet artiste -l’un des plus chers au monde- présente au Guggenheim. Les Tulipes, visibles depuis la terrasse du rez-de-chaussée, attirent toujours les visiteurs elles aussi.

Toujours à l’extérieur, Maman, l’araignée de Louise Bourgeois et le Grand arbre et l’oeil de Kapoor, sont des incontournables.

L’exposition Niki de Saint Phalle est intéressante et très riche. La partie sur les nanas est celle qui attise le plus la curiosité du grand public. C’est celle sur laquelle nous nous sommes le plus attardés avec notre fille. Je l’avais préparée à l’aide du livre Niki de Saint Phalle : La fée des couleurs de Claire Merleau-Ponty et Nestor Salas paru aux éditions de la Réunion des musées Nationaux en 2008. Elle a beaucoup aimé retrouver certaines oeuvres et les commenter à partir de ce qu’elle avait appris avant.

Niki étant une artiste très torturée, nous sommes passés plus vite sur certaines autres oeuvres dans lesquelles la rage ou la violence sont omniprésentes. Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur cette exposition, je vous invite à lire la chronique de Leiloona. Les photos ne sont pas autorisées à l’intérieur des salles du Guggenheim. Difficile de vous parler des oeuvres sans les montrer….

Si vous avez l’occasion de vous rendre dans le Nord de l’Espagne avant le 7 juin, l’exposition vaut le détour. Cet été, vous pourrez en voir une autre sur Jeff Koons. Sinon, le lieu en lui même et l’exposition permanente méritent vraiment une visite.

L’homme qui a vu l’homme – Marin Ledun

Une fois commencé, impossible de lâcher ce roman noir qui entraîne le lecteur à réfléchir sur la notion de démocratie à travers une sombre histoire de disparition dans le Nord du Pays basque.

Nous sommes à la fin du mois de janvier 2009. Jokin Sasco, un militant basque, n’a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours. Sa famille, inquiète, organise une conférence de presse. Il faut dire que Jokin Sasco n’est pas le premier militant à être une victime de l’ombre. Trahisons, enlèvements, séquestrations et même tortures sont monnaie courante.

Qui agit ? Pour le compte de qui ? Dans quel but ? Qui finance ? Autant de questions auxquelles le journaliste Iban Urtiz va tenter de répondre. Etza Sasco, la soeur de Jokin, Éléa Biscaya, son ex petite-amie, et dans une moindre mesure le journaliste Marko Elisabe vont l’aider dans sa quête de vérité.

Iban se retrouve vité mêlé à une histoire qui le dépasse. Les basques ne se livrent pas si facilement à un Erdaldun, un étranger. Quant aux États français et espagnol, ils sont loin d’être clairs dans cette histoire et sont surtout prêts à tout pour que la vérité n’éclate pas au grand jour. Le journaliste, victime de pressions, d’intimidations puis de violences, va t-il parvenir à ses fins ou devenir lui aussi victime d’une guerre dont on n’identifie même plus clairement les opposants ?

Marin Ledun est un auteur qui n’a plus à faire ses preuves. Quand j’ai su qu’il avait écrit un roman sur les militants basques, j’ai tout de même été surprise de son audace. Je me suis demandée quelle allait être la réaction des basques justement. Visiblement, elle a été très positive et quand on lit le roman, on comprend pourquoi. L’auteur, avec le sérieux qui le caractérise, ne s’est pas attaqué à ce sujet à la légère. Inspiré de l’histoire vraie de la disparition d’un militant basque, Jon Anza, L’homme qui a vu l’homme est un roman dans lequel on apprend beaucoup de choses sur un sujet que peu de gens connaissent vraiment. Marin Ledun ne prend pas le parti des basques mais celui de la justice et de la démocratie. Cela donne un roman fort avec des personnages attachants qu’on n’a pas envie de quitter. Et ça tombe bien car mon petit doigt me dit qu’une suite se prépare.

LEDUN, Marin, L’homme qui a vu l’homme, Ombres noires, 2014.

Sur la côte…

J’aime me promener sur les routes et les chemins qui longent les côtes. Souvent, on y trouve des paysages magnifiques. Ici, entre Saint-Sébastien et Bilabao, vue sur la ville de Lekeitio :

Le centre historique mérite également qu’on s’y arrête, le temps de flâner un peu.

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