Flow, un nouveau magazine que j’ai dévoré !

La semaine dernière, sur Facebook, je suis tombée sur une pub pour Flow, un nouveau magazine qui nous vient tout droit des Pays-Bas. J’ai tout de suite trouvé la couverture attrayante et coup de chance, il me tendait les mains quelques jours plus tard en kiosque au rayon presse du supermarché.

A l’intérieur, du beau papier, de jolies couleurs et des illustrations réussies qui donnent envie dès le premier coup d’oeil. Ceux qui aiment les arts créatifs y trouveront leur compte même si, comme moi, ils ne sont pas du tout manuels ! A l’intérieur, il y a même des petits cadeaux. La guirlande a très vite rejoint les murs de la chambre de ma fille et je crois que le carnet va lui aussi trouver une utilité !

Le premier article de fond intitulé « Le premier jour du reste de ma vie » donne le ton : nous vivons dans une société où tout va très vite, nous consommons sans réfléchir, nous courrons après le temps, mais finalement, qu’est-ce qui est le plus important pour nous ? Sur leur lit de mort, beaucoup regrettent de ne pas avoir assez profité de la vie. Prendre le temps de vivre et profiter pleinement de l’instant présent sont des choses que nous ne savons plus faire.

Un ou deux autres articles traitent plus ou moins du même sujet mais avec des angles différents. Ils permettent de s’interroger sur soi-même, de prendre du recul sur sa façon d’être et ce qu’on fait de notre vie. J’ai particulièrement apprécié l’article « Et si on restait tout simplement ensemble ? » qui montre que se séparer ne signifie pas la fin des problèmes dans un couple et qu’il y a parfois -pas toujours, malheureusement !- d’autres alternatives que la séparation.

A côté de ces articles de fond qui ont pour point commun la psychologie positive, il y a également des papiers plus légers. Ce mois-ci : le crochet, une rencontre avec des artistes créatifs, un reportage auprès de l’illustratrice Natascha Boel, une ou deux recettes de cuisine, les coups de coeur d’une libraire, etc.

Bref, je ne lis jamais la presse mais je crois que cette fois-ci, je vais m’abonner !

La vidéo de présentation du magazine :

L’éléphant, magazine de culture générale

L’éléphant est un revue trimestrielle de culture générale qui existe depuis un an. Je l’ai découverte récemment avec le n°5 du premier trimestre 2014. Histoire, sciences, géographie, politique, psychologie, art : les thèmes abordés sont nombreux et variés. Ce qui la distingue des autres magazines est sans doute qu’elle aborde tous les domaines du savoir de manière accessible avec pour objectif de faire émerger les notions fondamentales. L’éléphant fait partie de ces revues onéreuses -15€- mais agréables à lire et intelligentes. On a envie de la garder dans sa bibliothèque pour la ressortir et la feuilleter de temps en temps.

Dans ce numéro de janvier 2014, que je n’ai pas encore lu totalement car je prends le temps de « digérer » certaines informations, j’ai tout particulièrement apprécié les articles sur les idéologies à travers l’histoire, l’héritage de la Seconde Guerre mondiale, l’histoire de la cartographie ou encore celui sur l’importance des émotions dans les prises de décision.

Vous l’aurez compris, L’éléphant est une revue que je vous conseille vivement et que j’ai bien l’intention d’acheter régulièrement.

« La culture générale et l’éducation contribueront à sauver le monde. Cette idée désuète, à l’heure où toute la connaissance du monde est à portée de clic, est pourtant la conviction de L’éléphant. » Extrait du manifeste de L’éléphant.

« Les quelques secondes qui séparent la connaissance intériorisée et assimilée font la différence avec la connaissance en ligne. Nous croyons que pour comprendre, il faut ce bagage minimum qui permet d’associer, de contextualiser, de réfléchir et d’avoir les bons réflexes dans les flux d’informations quotidiens. Avec ce socle de connaissances internes,  la mémoire externe qu’apporte Internet devient alors un outil prodigieux. » Extrait du manifeste de L’éléphant.

Vanity Fair

C’est LE mensuel dont on entend parler en ce moment. Vanity Fair est à l’origine un magazine américain qui fête ses cent ans cette année. Le premier numéro de la version française vient de sortir fin juin. Son directeur de rédaction n’est autre que le célèbre ex-présentateur du Grand Journal de Canal+, Michel Denisot, qui décrit son nouveau bébé comme « le mélange de l’information et du glamour » et « la plus belle chose qui [lui] soit arrivée dans [sa] vie professionnelle ». Ces quelques mots auraient dû me faire fuir mais j’ai été piquée par un vilain défaut, la curiosité !

Alors, verdict ?

Scarlett Johanson fait la une et j’avoue que je n’ai pas compris l’intérêt de ce choix. D’accord, elle vient d’acheter un appartement à Paris mais ce n’est pas une personnalité que je trouve spécialement intéressante… Et puis, les peoples, c’est pas forcément mon truc !

Par contre, les nombreux articles de fond aux sujets trés variés m’ont, pour la plupart, beaucoup intéressée. Je retiendrai notamment ceux sur un faussaire de talent qui a reussit à berner les meilleurs experts, la tuerie de Columbine, la majordome des Bettancourt, l’exercice du pouvoir façon Hollande, le patron d’Arcelor-Mittal ou encore le désintérêt d’Hollywood pour les stars. Certains reprocheront sans doute à Vanity Fair son éparpillement dans les sujets traités et son manque de lien, de ligne éditoriale claire mais cela ne m’a pas dérangée. Au contraire, j’ai aimé cette variété.

On trouve aussi du léger voire du très léger dans ce nouveau magazine : les bagues des stars ou un carnet d’adresses pour vos prochaines vacances à Saint-Tropez par exemple. J’avoue que je suis assez vite passée sur ces articles là. Il y a également pas mal de publicités pour des sacs ou des fringues que nous, simples lectrices, ne pourront sans doute jamais nous offrir mais ce n’est pas interdit de rêver !

Je crois que je vais attendre encore un ou deux numéros pour décider si je m’abonne ou non mais dans l’ensemble je suis assez séduite par Vanity Fair.

L’Iirrégulière conclut son billet ainsi « Un magazine parfait pour moi ! »

Lire

Je ne l’avais pas lu depuis plusieurs années je crois mais allez savoir pourquoi, j’ai eu envie d’acheter Lire ce mois-ci. A l’intérieur, beaucoup de tentations bien entendu ! Et surtout une interview d’Olivier Adam qui m’a donné envie de découvrir Les lisières, son dernier roman, alors que je ne suis pas une grand fan de l’auteur. C’est quelqu’un d’intéressant que j’ai rencontré à Rouen il y a six ou sept ans à l’occasion de la sortie de Falaises mais son univers est trop sombre pour moi. Lire me fait douter. Vais-je refaire une tentative avec Olivier Adam ????

En tous cas, je sens qu’il ne va pas falloir que je me plonge dans ce magazine tous les mois. Sinon, ma Pile A Lire va grandir de manière inexorable !

Néon, quel drôle de nom pour un magazine !

En allant au kiosque, je suis tombée par hasard sur Néon, un nouveau magazine qui a pour sous titre : « soyons sérieux, restons allumés ! ». C’est parce que Lisa en a parlé sur son blog que j’ai commencé à le feuilleter sinon, le titre de la Une m’aurait plutôt fait fuir. L’amour, là, tout de suite, le coup de foudre donc, c’est plutôt racoleur comme sujet…

Au sommaire, des artistes russes qui jouent la provocation pour dénoncer les agisements du gouvernement, les insectes comestibles, des sites Internet qui proposent des prêts d’argent entre particuliers, des dîplomés qui changent de métier et acceptent de gagner moins pour être mieux dans leur travail, des témoignages -dont un très poignant- d’enfants adoptés, l’expérience d’un homme qui se prive de sommeil pendant quatre jours, etc.

C’est un peu intello-bobo mais juste ce qu’il faut et surtout, les sujets changent de l’ordinaire. Entre Causette et Néon, je crois que je vais lire un peu plus la presse dorénavant.

Un petit brin de Causette !

Cette semaine, c’est la semaine de la presse et des médias à l’école. Miss hérisson a décidé d’organiser la semaine de la presse sur les blogs et moi, j’ai décidé de vous présenter Causette.

Ce mensuel n’est pas nouveau puisqu’il fête ce mois-ci ses trois ans d’existence. J’en avais entendu parler mais je n’avais pas eu l’occasion de le découvrir jusqu’à ce que j’en recoive un exemplaire gratuitement au CDI à l’occasion de la semaine de la presse. Le numéro que j’ai reçu datait malheureusement de l’année dernière -on n’a pas toujours des numéros récents pour le semaine de le presse et ça m’énerve mais c’est un autre débat– alors je me suis précipitée à la maison de la presse pour acheter celui de mars 2012 !

Causette est un magazine féminin pas comme les autres. Vous n’y trouverez pas de la publicité à toutes les pages ni des reportages sur les sujets futiles que l’on trouve habituellement dans la presse féminine. On y parle de politique, de culture, de société et on dénonce toux ceux qui prennent les femmes pour des quiches.

Le ton est sérieux ou humouristique, en fonction des sujets traités. Ce mois-ci par exemple, un dossier intéressant sur le sexualité dans les médias, un reportage sur les mariages au Liban, un article sur ce que nous proposent les candidats à l’élection présidentielle pour réduire l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes et plein d’autres sujets intéressants. J’ai particulièrement aimé les fausses publicités, résolument féministes et surtout très grinçantes ! Vous pouvez lire le sommaire complet ainsi que des extraits d’articles ici.

Le fait qu’il y ait très peu de pub me plaît beaucoup car c’est selon moi une garantie d’indépendance. Je tire mon chapeau au magazine pour avoir réussi à conserver un tarif attractif (4,90€), ce qui est très rarement la cas en l’absence de pub.

Bref, je ne vois que des côtés positifs à Causette et je vous donne un seul conseil, foncez à votre tour chez votre marchand de journaux pour le décourvrir !

PS : Cet article n’est pas sponsorisé !

Otograff, un magazine pas comme les autres

Otograff est un nouveau trimestriel dont le 1er numéro est sorti en septembre. Son originalité réside dans le fait qu’il est personnalisable en ligne. La première partie -70% du contenu- est fixe et constituée d’articles rédigés par des professionnels autour d’un thème raccroché à l’actualité (pour le 1er n°, c’était « Ombres »). Dans la deuxième partie -les 30% qui restent- le lecteur fait son choix parmi les contributions proposées. La rédaction se laisse cependant -et heureusement !- le droit de valider ou non les textes proposés. Le concept est donc original et chaque magazine est différent puisque c’est le lecteur qui le compose en fonction de ses goûts.

Papier de qualité, présentation claire et aérée, absence totale de publicité, jolies photographies, j’ai tout de suite été séduite par ce 1er numéro d’Otograff. Les sujets traités sont très variés : culture, économie, monde, opinion, politique, société, voyages, etc. Certains articles m’ont vraiment intéressée (sur les sondages, le rugby ou le 11 septembre par exemple), d’autres beaucoup moins mais dans un magazine, on lit rarement tout du début à la fin. Dommage cependant que toutes les contributions ne soient pas du même niveau.

Question tarif, Otograff n’est pas donné, c’est certain. 15 euros, c’est le prix d’un livre ou presque…. Mais comme chaque exemplaire est personnalisé, le coût de l’impression est plus élevé. Et puis, la publicité permet à la presse de vivre, on le sait. Ici, il n’y en a pas.

Le site du magazine où vous pourrez comprendre comment la personnalisation d’un exemplaire fonctionne mais aussi proposer votre contribution.

Histoire Junior, un nouveau magazine de grande qualité !

Il y a un an, les éditions Faton lancaient Citoyen Junior, un magazine sur le droit, les institutions et la citoyenneté. Je vous en parlais ici.

Cette année, c’est au tour d‘Histoire Junior  -publié lui aussi par les éditions Faton- de faire son apparition sur le marché de la presse jeunesse. Ce mensuel destiné aux 10-15 ans est consacré à l’histoire du Moyen Age, de l’époque moderne et de l’époque contemporaine.

Dans chaque numéro, on trouve:

un dossier complet sur un grand thème : pour le premier numéro, c’était Louis XIV et pour le deuxième, les grandes découvertes du XVème et XVIème siècle

-une visite d’une exposition, d’un musée ou d’un monument historique : l’expo sur la Cité interdite au Louvre dans le 1er numéro, le musée de la guerre de Meaux dans le 2ème

-un événement historique expliqué à travers une oeuvre d’art : le Sacre de Napoléon Bonaparte par Jacques-Louis David, le Massacre de la Saint-Barthélémy par François Dubois

-une rubrique sur les grandes dates de l’histoire : le 4 octobre 1958 et la Constituion de la Vème République, l’armistice du 11 novembre 1918

-l’histoire d’un objet du quotidien : la fourchette, la boussole

-la vie d’un grand personnage de l’histoire en BD : Aliénor d’Aquitaine, Jean Racine.

Les articles sont d’une grande qualité et je pourrais reprendre mots pour mots les remarques que j’avais faites au sujet de Citoyen Junior. Au début de chacun d’entre eux une clepsydre aide le lecteur à se repérer dans le temps. La mise en page est claire et aérée. Bref, c’est le magazine idéal pour les jeunes ados passionnés d’histoire et pour les collègiens qui veulent compléter leurs cours ou préparer un exposé.

« on s’est aperçu que connaître l’histoire nous permettait de mieux comprendre le monde d’aujourd’hui » Édito du n°1 d’octobre 2011, p.4

Vous pouvez consulter le sommaire du numéro de novembre ici.

 

Journalistes en herbe

Parce que je suis convaincue de l’importance de développer l’esprit critique de nos chères têtes blondes, je travaille beaucoup sur la presse et les médias.

Depuis deux ans, avec une petite équipe de collègues et surtout 25 élèves de 3ème, nous réalisons un journal scolaire.

Il y a deux mois, nous avons visité le centre d’impression du journal Sud-Ouest -impressionnant !–  et aujourd’hui, un journaliste est venu nous parler de son métier et nous donner quelques conseils. Conseils dont je vais essayer de tenir compte pour écrire les billets de ce blog !

 

En attendant Robert Capa – Susana Fortes

Première moitié des années 1930 : Gerta Pohorylle, juive allemande d’origine polonaise émigre à Paris. Elle fuit l’antisémitisme de son pays et rencontre dans la capitale française de nombreux réfugiés politiques ou artistes engagés qui fréquentent comme elle les cafés de la rive gauche. Elle fait la connaissance d’André Friedman, juif hongrois et photographe passionné. C’est le début d’une histoire d’amour très complexe.

André initie Gerta à l’art de la photographie et la jeune femme prend en main la carrière de son amant. Pour lui permettre de gagner de l’argent, elle lui invente un nom, Robert Capa, et le fait passer pour un photographe américain. Elle se trouve aussi une identité professionnelle : désormais, elle se nomme Gerda Taro. 

Quand la guerre d’Espagne éclate, tous les deux se rendent sur le front pour photographier au plus près les combats et rendre compte aux français de ce qui se passe de l’autre côté de la frontière. « C’était à ce genre de journalisme-là qu’elle et André aspiraient. Être au cœur des évènements, les apprendre de première main, sentir le monde palpiter dans leurs veines. » p. 100. Passionnés par la photographie, ils s’en servent comme d’une arme pour dénoncer les atrocités commises par les fascistes et prennent parti aux côtés des républicains. « Il avait plus que jamais foi en lui et en son travail. Il pensait que ses photographies pouvaient obtenir l’intervention des puissances occidentales en faveur du gouvernement républicain, il avait renoncé à la prétendue neutralité du journaliste, engagé jusqu’au cou dans cette guerre qui finirait par briser sa vie. » p. 181.

Dans l’Espagne en guerre, Gerda Taro se révèle être une femme à l’indépendance de caractère très marquée. Elle prend autant de risque que Capa et rien ne l’arrête. « – On t’as sonné, toi ? explosa-t-il. On t’as
demandé quelque chose ? Je t’ai parlé de ta fiancée qui t’attend
sagement à la maison, à faire des confitures et à jouer du piano ? Tu
vois, certaines femmes préfèrent faire des photos pour que le monde
sache ce qui se passe dans ce pays, et si ça te plaît pas, va chier.
 » p. 135. Capa a tout de même parfois du mal à comprendre cette femme si complexe et si farouche.

Traduit de l’espagnol en une douzaine de langues et bientôt adapté au cinéma, En attendant Robert Capa est une œuvre romanesque qui se lit d’une traite. Je ne connaissais pas grand chose sur le fondateur de l’agence Magnum avant de lire ce livre mais j’ai désormais l’impression d’avoir découvert de vrais journalistes avec de vraies valeurs. Un magnifique roman sur l’engagement et sur un métier à haut risque, celui de reporter de guerre. Une belle histoire d’amour, complexe et tragique. A découvrir absolument !

« l’apparence de la réussite attire la réussite » p. 116

Merci à BOB et aux éditions Héloïse d’Ormesson pour l’envoi de ce livre. 

FORTES, Susana, En attendant Robert Capa, Éditions Héloïse d’Ormesson, 2011.

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