4 jours sur le GR 10 # 4 : de Gourette à Arrens Marsous

Après la blessure de la veille, nous ne repartons qu’à deux pour l’ultime étape de notre petite escapade : Gourette – Arrens Marsous.

Le trajet nous paraît vraiment simple et surtout très court (environ 5h de marche) par rapport à celui de la veille.

A 1200 mètres d’altitude, surprise ! Nous rencontrons un névé recouvert de terre et d’herbe grillée. Les vaches passent dessous pour s’abriter à l’ombre. Je dois avouer que nous sommes restés assez perplexe devant ce mystère de la nature. Comment de la neige, située à une altitude aussi basse, n’a t-elle pas fondu ? Comment la végétation a pu pousser par dessus ? Si quelqu’un peut me donner une explication, ça m’intéresse !

Pour finir, quelques mots sur cette randonnée de quelques jours.

4 jours de marche, c’est peu ! Mais pour nous qui avons des obligations familiales, c’est déjà beaucoup. Lâcher l’ordinateur, le téléphone portable, vivre un peu à l’écart de l’agitation et de la civilisation permet de se ressourcer et de se retrouver soi même. En montagne, on regarde le paysage, on prend du recul sur beaucoup de choses et on retrouve l’essentiel. Mis à part ma fille, rien ne m’a manqué. J’avais emporté un seul livre, un livre audio. Je l’ai écouté les deux premiers soirs puis je l’ai laissé au fond de mon sac. Je préférais discuter puis dormir, l’esprit tranquille.

Je m’étais pas mal préparée physiquement avant de partir et je dois dire que j’étais plutôt en forme. Le dernier jour, seule avec Monsieur, je l’ai même suivi sans problème et je sentais que j’avais encore de la réserve. C’est agréable d’être en forme et de ne pas lutter tout le temps pour suivre le rythme !

Bref, tout cela pour dire que nous repartirons en montagne dès que possible, c’est certain. D’ailleurs, nous commençons déjà à faire des petites randonnées avec notre Miss. En vacances avec nous en Auvergne, elle a bien marché et le faible dénivelé était bien adapté à ses petites jambes d’enfant de cinq ans et demi. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’en grandissant, elle aime toujours autant ça !

4 jours sur le GR 10 #3 : de Gabas à Gourette

Gabas-Gourrette, c’est L’ÉTAPE que nous attendons depuis que nous avons programmé ces quatre jours de randonnée sur le GR 10. 9h de marche au minimum et 1800 mètres de dénivelé positif… A la clef, de superbes paysages.

Dès le début, ça commence mal. Un départ assez tardif (presque 8h) pour des raisons indépendantes de notre volonté. Puis, deux chemins se présentent à nous. Un assez vertigineux, la corniche de Alhas, et l’autre plus classique. L’un d’entre nous a le vertige, Nous décidons donc de nous séparer pour une trentaine de minutes. Sauf que le point de RDV n’est pas où nous le pensions. On s’attend un moment puis on se rend compte de l’erreur. Le temps de se retrouver, nous avons perdu 40 minutes.

La pause pique-nique dans la vallée du Soussouéou est la bienvenue. La vue est magnifique. En face de nous, le petit train d’artouste. Dans le ciel, un hélicoptère qui fait des rotations.

En milieu d’après-midi, le temps se couvre. Aux environs de 1900 mètres, les premiers névés apparaissent. Et là, ça ne rigole plus. L’eau coule en dessous, c’est dangereux, il ne reste plus qu’à rebrousser chemin pour trouver un moyen de traverser le torrent un peu plus bas. Les rochers sont glissants. Pour éviter de faire un triple axel, je préfère me déchausser !

Plus nous montons, plus nous rencontrons de névés. Le pierrier, en contrebas de la Hourquette d’Arre, n’est qu’un immense névé en dévers. Nous ne voyons pas à plus de 30 mètres. Pas de cairns, plus de chemin. Le GPS nous indique que le GR 10 est à moins de 50 mètres mais où ??? A l’aide d’un peu de logique et de beaucoup de chance, nous le retrouvons : ouf !

Après avoir perdu pas mal de temps, nous arrivons en haut de la Hourquette d’Arre (2465 mètres) à 17h. Théoriquement, il nous reste 2 heures de descente jusqu’à Gourette. C’est sans compter la tendinite de l’un des membres de notre trio. La douleur fait que nous avançons très très lentement. Nous sommes inquiets. Allons nous finir à la lampe frontale ? Il faut encore traverser des névés. Les batteries de nos deux téléphones portables nous lachent : impossible de prévenir de notre arrivée tardive ! Et pour combler le tout, le GPS tombe par terre. Il nous faudra 10 longues minutes pour le retrouver.

Nous mettons finalement 4 heures à descendre dans un brouillard impressionnant. Je ne fais plus aucune photo. On n’y voit rien et le coeur n’y est pas. Nous apercevons le lac d’Anglas au moment où nous passons juste à côté puis, les anciennes mines de fer et enfin Gourette. 21 heures : une garbure bien méritée, une douche et au dodo !

Et vous savez quoi ? Je ne regrette pas d’avoir vécu cette journée. Non, non, je ne suis pas folle. J’ai appris des choses sur moi, sur Monsieur, sur l’ami qui nous accompagnait et sur la montagne. Et puis, encore une fois, j’ai passé une journée dans un endroit de rêve (enfin, jusqu’au milieu de l’après-midi 🙂 !

4 jours sur le GR 10 # 2 : Le tour du Pic du midi d’Ossau

Du brouillard, de la pluie, du vent, du froid qui pique les mains : mais pourquoi j’ai décidé de faire de la rando pendant mes vacances ?????? Voici la vue, le matin du 2ème jour :

Nous faisons une petite infidélidé au GR 10 puisque nous le quittons pendant quelques heures pour faire le tour du pic du midi d’Ossau avant de rejoindre Gabas. Malheureusement, nous n’aurons pas la chance de voir l’Ossau, mauvais temps oblige.

 

En haut de ce pierrier, nous croisons une demoiselle en sandalettes ! Je pense qu’elle a du oublier son cerveau en cours de route…

Des bruits de cailloux au milieu du silence. Nous levons le nez. Des isards !

Petit à petit, on aperçoit un peu plus de lumière. Le soleil daignerait-il faire son apparition ?

21 km, 9h de marche, 1000 mètres de dénivelé positif, 2000 mètres de dénivelé négatif. Une belle étape, même si le soleil ne s’est levé que tardivement !

4 jours sur le GR 10 #1 : d’Etsaut au refuge d’Ayous

C’était fin juillet. 4 jours de rando sur le GR 10. Un vrai bonheur. Le premier jour, petite mise en jambe d’environ 5h30 entre Etsaut et le refuge d’Ayous, dans les Pyrénées Atlantiques.

Le chemin de la mature pour commencer. 1200 mètres de long, 4 mètres de large. Et 200 mètres plus bas, les gorges d’Enfer. Ce chemin a été cresé pour permettre aux boeufs de descendre des troncs d’arbres dans la vallée au XVIIIème siècle.

Un petit torrent à traverser, des iris sauvages, des chevaux….

… et en haut du col d’Ayous, le fameux Pic du midi d’Ossau. Malheureusement, le temps n’était pas vraiment de la partie !

Nous avons passé la nuit au refuge d’Ayous, un refuge de montagne « familial » vraiment propre et bien entretenu. Il a été rénové il y a une dizaine d’années et la cuisine y est délicieuse.

Pour ceux qui n’ont jamais dormi dans un tel refuge, on ne peut y accéder qu’à pied, on dort dans des couchettes alignées les unes à côté des autres, l’eau est gelée et parfois, il n’y a pas de douche. Quelle horreur, me direz vous ! Oui, mais l’ambiance y est souvent chaleureuse et surtout, ça permet de passer une bonne nuit de repos avant de partir à la découverte de nouveaux paysages. Des paysages qui se méritent et qu’on ne pourrait pas voir autrement !

Henry Russel, un amoureux des Pyrénées

Quatrième de couverture :
« Le comte Henry Russell-Killough (1834-1909) appartient à la légende
des conquérants des cimes pyrénéennes de la seconde moitié du
XIXe siècle. Avant de consacrer sa vie aux Pyrénées, cet aristocrate
moitié irlandais et moitié gascon complète ses connaissances par des
voyages lointains : Amérique du Sud, puis du Nord, Russie, Sibérie,
Chine, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Inde… Le récit de ses
voyages inspire Jules Verne. À son retour, il se fixe définitivement à
Pau et vit difficilement un chagrin d’amour dont il a du mal à se
remettre. Les Pyrénées vont le guérir. Considéré comme le fondateur du
pyrénéisme, il arpente la chaîne pendant plus de 50 ans, y faisant la
plupart des « premières » sur les pics de plus de 3 000 mètres, et
finit par se fixer sur le Vignemale qui devient sa résidence d’été. Il
y fait creuser sept grottes et le loue pour 99 ans. Commencent alors
des villégiatures mémorables dans un faste et une magnificence
insolites à ces hauteurs.

Son époque le considère comme un
original et un excentrique, la nôtre comme un précurseur et un
visionnaire. Routard, écologiste et humaniste avant l’heure, il partage
ce qu’il voit, ce qu’il pense, ce qu’il ressent.

Très
documentée, cette biographie éditée pour le centenaire de sa mort est
sans nul doute l’ouvrage le plus complet et le plus inédit sur Henry
Russell.
« 

Cette biographie ravira les amoureux de la montagne et les admirateurs d’Henry Russell, un homme passionné par les Pyrénées et qui a tant fait pour les faire connaître et aimer. Je ne connaissais pas l’homme avant de lire ce livre et j’ai trouvé sa vie vraiment surprenante pour l’époque. Célibataire endurci, il a passé la majorité de son temps à parcourir les massifs montagneux de sa région. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il était bien loin des conventions de son temps !

Avec lui, je suis retournée à Gavarnie, à la Brèche de Roland, au lac bleu, à la Rhune et dans bien d’autres endroits encore... Merci Monsieur Russell !

Livre lu et critiqué dans le cadre de l’opération organisée par Babelio. Merci aux Éditions Sud-Ouest (une excellente maison d’édition !) pour l’envoi de ce livre.

DOLLIN DU FRESNEL, Monique, Henry Russel (1834-1909) : Une vie pour les Pyrénées, Éditions Sud Ouest, 2009.

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