Échappée entre mer et montagne, au Jaizkibel

A l’origine, ce blog à pour nom Échappées car j’avais l’intention de parler de tout ce qui me permet de m’évader du quotidien : la lecture bien entendu mais aussi le cinéma, la musique, les voyages ou les balades. Mais le temps passe vite et je m’aperçois que 99% de mes chroniques concernent la littérature. Je vais donc essayer de remédier à ça de temps en temps !

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Petite échappée au pays basque

Aujourd’hui, on avait envie besoin de nature et d’oxygène. On a donc chaussé nos chaussures de rando, direction le pays basque, côté espagnol cette fois-ci.

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Échappée dans le pays basque, au col d’Ibardin

Depuis quelques semaines déjà, j’avais envie de ressortir mes chaussures de randonnée. Ceux qui me connaissent et suivent ce blog régulièrement savent que j’aime marcher en montagne. Malheureusement, la météo n’était pas au rendez-vous ces derniers temps et comme une petite fille nous suit dans nos pérégrinations, pas question de la dégouter en la faisant marcher dans de mauvaises conditions.

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Vers Compostelle : Drôles de rencontres – Antoine Bertrandy

 

Des livres sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, il y en a des dizaines. Pourquoi lire celui d’un inconnu, me direz-vous ? Et bien tout simplement parce que l’auteur m’a envoyé un petit message me proposant de découvrir son livre. Habituellement, je ne prends même pas la peine de répondre à ce genre de sollicitation. Mais cette fois-ci, le mail d’Antoine Bertrandy n’était pas un simple copié-collé sans âme. Il avait remarqué mon intérêt pour le sujet grâce à un commentaire laissé sur un blog et à un de mes billets.

Je dois vous avouer que j’avais un peu peur de perdre mon temps quand j’ai accepté de lire son livre. Au final, j’ai vraiment bien fait de prendre des risques !

Antoine Bertrandy est parti de Saint-Jean-Pied-de-Port un matin d’automne. Sa vie parisienne ne le prédisposait pas à cela mais il a éprouvé à un moment donné de sa vie le besoin de partir, laissant femme et enfant seules à la maison. Ses pas l’ont conduits à réfléchir sur lui-même, sur le sens de sa vie et surtout à faire de formidables rencontres. C’est principalement de ces dernières dont il est question dans ce récit de voyage. Certaines sont drôles, d’autres profondes ou encore un peu flippantes. Toutes sont riches d’enseignement d’un point de vue humain. 

C’est un récit très personnel que nous livre l’auteur et une belle preuve d’amour pour sa femme. Il ne cherche pas à masquer son côté sombre et se met à nu à plusieurs reprises, amenant ainsi le lecteur à s’interroger sur lui même, sur sa vie. 

Vers Compostelle : Drôles de rencontres n’a rien à envier aux récits d’Alix de Saint André ou de Jean-Christophe Rufin. C’est un livre que je vais garder précieusement dans ma bibliothèque, à côté des quelques autres récits de voyage. Un grand merci à Antoine Bertrandy pour cette merveilleuse échappée !

BERTRANDY, Antoine, Vers Compostelle : Drôles de rencontres, Transborėal, 2015.

4 jours sur le GR 10 # 4 : de Gourette à Arrens Marsous

Après la blessure de la veille, nous ne repartons qu’à deux pour l’ultime étape de notre petite escapade : Gourette – Arrens Marsous.

Le trajet nous paraît vraiment simple et surtout très court (environ 5h de marche) par rapport à celui de la veille.

A 1200 mètres d’altitude, surprise ! Nous rencontrons un névé recouvert de terre et d’herbe grillée. Les vaches passent dessous pour s’abriter à l’ombre. Je dois avouer que nous sommes restés assez perplexe devant ce mystère de la nature. Comment de la neige, située à une altitude aussi basse, n’a t-elle pas fondu ? Comment la végétation a pu pousser par dessus ? Si quelqu’un peut me donner une explication, ça m’intéresse !

Pour finir, quelques mots sur cette randonnée de quelques jours.

4 jours de marche, c’est peu ! Mais pour nous qui avons des obligations familiales, c’est déjà beaucoup. Lâcher l’ordinateur, le téléphone portable, vivre un peu à l’écart de l’agitation et de la civilisation permet de se ressourcer et de se retrouver soi même. En montagne, on regarde le paysage, on prend du recul sur beaucoup de choses et on retrouve l’essentiel. Mis à part ma fille, rien ne m’a manqué. J’avais emporté un seul livre, un livre audio. Je l’ai écouté les deux premiers soirs puis je l’ai laissé au fond de mon sac. Je préférais discuter puis dormir, l’esprit tranquille.

Je m’étais pas mal préparée physiquement avant de partir et je dois dire que j’étais plutôt en forme. Le dernier jour, seule avec Monsieur, je l’ai même suivi sans problème et je sentais que j’avais encore de la réserve. C’est agréable d’être en forme et de ne pas lutter tout le temps pour suivre le rythme !

Bref, tout cela pour dire que nous repartirons en montagne dès que possible, c’est certain. D’ailleurs, nous commençons déjà à faire des petites randonnées avec notre Miss. En vacances avec nous en Auvergne, elle a bien marché et le faible dénivelé était bien adapté à ses petites jambes d’enfant de cinq ans et demi. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’en grandissant, elle aime toujours autant ça !

4 jours sur le GR 10 #3 : de Gabas à Gourette

Gabas-Gourrette, c’est L’ÉTAPE que nous attendons depuis que nous avons programmé ces quatre jours de randonnée sur le GR 10. 9h de marche au minimum et 1800 mètres de dénivelé positif… A la clef, de superbes paysages.

Dès le début, ça commence mal. Un départ assez tardif (presque 8h) pour des raisons indépendantes de notre volonté. Puis, deux chemins se présentent à nous. Un assez vertigineux, la corniche de Alhas, et l’autre plus classique. L’un d’entre nous a le vertige, Nous décidons donc de nous séparer pour une trentaine de minutes. Sauf que le point de RDV n’est pas où nous le pensions. On s’attend un moment puis on se rend compte de l’erreur. Le temps de se retrouver, nous avons perdu 40 minutes.

La pause pique-nique dans la vallée du Soussouéou est la bienvenue. La vue est magnifique. En face de nous, le petit train d’artouste. Dans le ciel, un hélicoptère qui fait des rotations.

En milieu d’après-midi, le temps se couvre. Aux environs de 1900 mètres, les premiers névés apparaissent. Et là, ça ne rigole plus. L’eau coule en dessous, c’est dangereux, il ne reste plus qu’à rebrousser chemin pour trouver un moyen de traverser le torrent un peu plus bas. Les rochers sont glissants. Pour éviter de faire un triple axel, je préfère me déchausser !

Plus nous montons, plus nous rencontrons de névés. Le pierrier, en contrebas de la Hourquette d’Arre, n’est qu’un immense névé en dévers. Nous ne voyons pas à plus de 30 mètres. Pas de cairns, plus de chemin. Le GPS nous indique que le GR 10 est à moins de 50 mètres mais où ??? A l’aide d’un peu de logique et de beaucoup de chance, nous le retrouvons : ouf !

Après avoir perdu pas mal de temps, nous arrivons en haut de la Hourquette d’Arre (2465 mètres) à 17h. Théoriquement, il nous reste 2 heures de descente jusqu’à Gourette. C’est sans compter la tendinite de l’un des membres de notre trio. La douleur fait que nous avançons très très lentement. Nous sommes inquiets. Allons nous finir à la lampe frontale ? Il faut encore traverser des névés. Les batteries de nos deux téléphones portables nous lachent : impossible de prévenir de notre arrivée tardive ! Et pour combler le tout, le GPS tombe par terre. Il nous faudra 10 longues minutes pour le retrouver.

Nous mettons finalement 4 heures à descendre dans un brouillard impressionnant. Je ne fais plus aucune photo. On n’y voit rien et le coeur n’y est pas. Nous apercevons le lac d’Anglas au moment où nous passons juste à côté puis, les anciennes mines de fer et enfin Gourette. 21 heures : une garbure bien méritée, une douche et au dodo !

Et vous savez quoi ? Je ne regrette pas d’avoir vécu cette journée. Non, non, je ne suis pas folle. J’ai appris des choses sur moi, sur Monsieur, sur l’ami qui nous accompagnait et sur la montagne. Et puis, encore une fois, j’ai passé une journée dans un endroit de rêve (enfin, jusqu’au milieu de l’après-midi 🙂 !

4 jours sur le GR 10 # 2 : Le tour du Pic du midi d’Ossau

Du brouillard, de la pluie, du vent, du froid qui pique les mains : mais pourquoi j’ai décidé de faire de la rando pendant mes vacances ?????? Voici la vue, le matin du 2ème jour :

Nous faisons une petite infidélidé au GR 10 puisque nous le quittons pendant quelques heures pour faire le tour du pic du midi d’Ossau avant de rejoindre Gabas. Malheureusement, nous n’aurons pas la chance de voir l’Ossau, mauvais temps oblige.

 

En haut de ce pierrier, nous croisons une demoiselle en sandalettes ! Je pense qu’elle a du oublier son cerveau en cours de route…

Des bruits de cailloux au milieu du silence. Nous levons le nez. Des isards !

Petit à petit, on aperçoit un peu plus de lumière. Le soleil daignerait-il faire son apparition ?

21 km, 9h de marche, 1000 mètres de dénivelé positif, 2000 mètres de dénivelé négatif. Une belle étape, même si le soleil ne s’est levé que tardivement !

4 jours sur le GR 10 #1 : d’Etsaut au refuge d’Ayous

C’était fin juillet. 4 jours de rando sur le GR 10. Un vrai bonheur. Le premier jour, petite mise en jambe d’environ 5h30 entre Etsaut et le refuge d’Ayous, dans les Pyrénées Atlantiques.

Le chemin de la mature pour commencer. 1200 mètres de long, 4 mètres de large. Et 200 mètres plus bas, les gorges d’Enfer. Ce chemin a été cresé pour permettre aux boeufs de descendre des troncs d’arbres dans la vallée au XVIIIème siècle.

Un petit torrent à traverser, des iris sauvages, des chevaux….

… et en haut du col d’Ayous, le fameux Pic du midi d’Ossau. Malheureusement, le temps n’était pas vraiment de la partie !

Nous avons passé la nuit au refuge d’Ayous, un refuge de montagne « familial » vraiment propre et bien entretenu. Il a été rénové il y a une dizaine d’années et la cuisine y est délicieuse.

Pour ceux qui n’ont jamais dormi dans un tel refuge, on ne peut y accéder qu’à pied, on dort dans des couchettes alignées les unes à côté des autres, l’eau est gelée et parfois, il n’y a pas de douche. Quelle horreur, me direz vous ! Oui, mais l’ambiance y est souvent chaleureuse et surtout, ça permet de passer une bonne nuit de repos avant de partir à la découverte de nouveaux paysages. Des paysages qui se méritent et qu’on ne pourrait pas voir autrement !

La vie commence à 60 ans – Bernard Ollivier

Bernard Ollivier est un écrivain voyageur que j’ai découvert il y a quelques années avec les trois tomes de Longue marche dans lesquels il relate son voyage de 12 000 kms à pied sur la route de la soie. A l’époque, son récit m’avait fait rêver et m’avait permis de me projeter dans les contrées d’Asie Centrale que j’ai découvertes en vrai quelques temps plus tard.

Dans La vie commence à 60 ans, Bernard Ollivier raconte le virage qu’a pris sa vie, l’âge de la retraite venu, et revient notamment sur ce voyage au long cours. Tout a commencé par une grosse déprime et des pensées suicidaires. Veuf depuis quelques années déjà, ses fils partis de la maison, il ne sait pas quoi faire pour occuper tout le temps dont il dispose désormais. Sentiment d’inutilité, solitude, absence de projets… C’est un coup de téléphone d’une nièce qui lui permet de sortir de l’impasse.

Bernard Ollivier prend la décision de parcourir le Chemin de Compostelle pour faire le point sur sa vie et décider de son avenir. A l’époque, El camino comme on le nomme en Espagne, n’est pas aussi célèbre qu’aujourd’hui. En trois mois, il parcourt les centaines de kilomètres qui séparent Paris de Saint-Jacques de Compostelle. Après quelques jours de marche, son corps ne le fait plus trop souffrir et il a tout le temps dont il a envie pour réfléchir. Seul, il repense à son enfance, à son parcours professionnel, à sa femme et à sa famille. Il peut se regarder en face et s’avouer des choses inavouables. Il s’ouvre aussi aux autres et fait de jolies rencontres.

Un jour, il entend parler de deux adolescents belges qui devraient être en prison et marchent avec un accompagnateur vers Compostelle pour se réinsérer dans la société. C’est le déclic. Il décide de fonder l’association Seuil qui vient en aide aux jeunes délinquants en leur proposant une longue marche comme alternative à la prison.

Mais le jeune retraité a aussi un autre projet, totalement fou celui là. Parcourir à pied les 12 000 kms qui séparent Istanbul de Xi’an, en Chine. Il raconte comment cette idée a germé dans son esprit, la préparation du voyage, les moments de doute et d’optimisme, les obstacles rencontrés mais surtout les bienfaits de ces longues heures de marche et des nombreuses rencontres qu’il a faites.

Pour Bernard Ollivier, la vie commence en effet à 60 ans. Le temps qu’il a devant lui lui permet de se rendre utile en aidant les autres et de réaliser des projets auxquels sa vie de famille et son travail ne le prédisposaient pas. Il propose au lecteur un livre plein d’optimisme et surtout un éloge de la maturité. Plutôt qu’une « guerre » entre les jeunes qui bossent et côtisent sans être certains de pouvoir bénéficier un jour de la retraite et les vieux qui profitent tranquillement et égoïstement de la vie, il montre qu’il y a de multiples façons de se rendre utile et que les retraités ont encore beaucoup de choses à apporter à la société.

Il n’y a cependant nul besoin d’approcher de l’age de la retraite pour apprécier La vie commence à 60 ans. En lisant ce récit, on s’interroge sur le sens de sa propre vie, sur ses choix, ses ambitions, ses projets. Comme lui, je partirais bien marcher à travers le monde mais aujourd’hui, ce n’est pas possible. 

« Il n’y a que deux périodes favorables pour s’offrir le monde : avant et après la carrière professionnelle. Entre les deux s’élabore une autre sorte d’aventure, la création de cette merveille essentielle que constitue une famille. C’est sans doute la plus grande affaire de notre vie. La décision de donner naissance à un enfant est un contrat à vie, indénonçable, indéchirable. C’est un contrat long. Je sais qu’il faut vingt-cinq ans pour aider, aujourd’hui, un enfant à s’insérer dans la société. Vingt-cinq années de petits soucis, de petites disputes et de grands bonheurs. Les fonctions de père ou mère de famille et de travailleur ne permettent pas, tant elles sont prenantes, d’envisager une aventure au long cours. Mais il y a des compensations. » p. 189-190

Ces mots m’ont consolée et je me dis qu’il faut être patiente, que le temps viendra pour moi, dans quelques années, de mener à bien ce projet. En attendant, j’ai tout le temps de le murir !

Quelques extraits :

« La peur du manque, cette maladie incurable de ceux qui dans leur enfance ont été pauvres, m’étreignait. » p.22

« La peur d’être jugé avait été, avant même d’écrire mon premier scénario, le principal frein à mon besoin de m’exprimer. Je craignais que mon entourage ne vit, dans les situations parfois bizarres qui venaient sous ma plume, la révélation de quelques pensées inavouables. » p. 140

« Un livre est pour moi la rencontre de deux personnes qui lui apportent autant l’une que l’autre. L’auteur, par la précision de ses descriptions ou l’évocation de ses émotions, fait naître des images dans la tête du lecteur. De son côté, celui-ci dispose d’un imaginaire qui va lui permettre de retenir, de s’approprier, d’enjoliver telle ou telle image. Il va entrer seul dans l’histoire, qu’il s’agisse d’un roman ou d’un récit. Il y apporte sa culture, sa sensibilité, son humeur du moment. Et de cette magie qu’est la rencontre entre l’écrivain et le lecteur naît un ouvrage unique. Car personne ne lit le même. Chaque lecteur réinvente « son » histoire. Les mots sont les mêmes, les images, les émotions sont différentes. » p. 153-154

OLLIVIER, Bernard, La vie commence à 60 ans, Libretto, 2012.

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi – Jean-Christophe Rufin

Ceux qui me connaissent savent que j’aime marcher. Je n’ai jamais fait le pélerinage de Compostelle : trop de monde, trop à la mode, pas assez authentique à mon goût. Généralement, quand un nouveau livre sort sur le sujet, je suis assez méfiante. Il y a deux ans, j’ai lu le témoignage d’Alix de Saint-André, influencée par de bonnes critiques de la blogosphère. Cette fois-ci, c’est Keisha et Aifelle qui m’ont mis l’eau à la bouche. 

Jean-Christophe Rufin est parti d’Hendaye et a marché pendant plus de 800 kilomètres à travers le Pays Basque espagnol, la Cantabrie et la Galice pour atteindre Saint-Jacques-de-Compostelle après plusieurs semaines de marche. Il a emprunté le « Chemin du Nord », moins fréquenté que l’itinéraire qui passe par Saint-Jean-Pied-de-Port. Il ne comptait pas écrire de livre -il n’a donc pris aucune note- et était bien ennuyé quand on lui demandait d’expliquer les raisons de son départ.

« J’avais enfilé successivement, pendant les années précédentes, des oripeaux sociaux prestigieux, mais dont je ne souhaitais pas qu’ils deviennent le luxueux linceul de ma liberté. Or, voilà que l’ambassadeur servi en sa résidence par quinze personnes en veste blanche, que l’académicien reçu sous la coupole au son des tambours en venait à courir entre les troncs d’arbres d’un jardin public inconnu pour cacher le plus insignifiant et le plus répugnant des forfaits. Croyez-moi si vous le voulez, mais c’est une expérience utile et je ne serais pas loin de la conseiller à quelques autres. » p.45

Le récit de Jean-Christophe Rufin est constitué de ses souvenirs les plus marquants, ceux que sa mémoire a pris soin de ne pas oublier. Le lecteur n’échappe pas, bien entendu, à la description des multiples douleurs, des pieds qui puent, de la crasse ou des ronfleurs qui empêchent tout le monde de dormir dans les albergue. Mais l’auteur ne s’attarde pas trop sur le sujet, soyons honnête. Il brosse par contre de savoureux portraits d’hommes et de femmes et nous fait part de pensées intéressantes sur les vertus de la marche au long cours. La solitude nécessaire des premiers jours et les vaines tentatives de réflexions sur un certain nombre de sujets. La communion avec la nature, l’acceptation des autres tels qu’ils sont et l’évidence de la marche ensuite. La spiritualité, le regard porté sur le monde enfin.

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi est un livre qui se démarque de ceux -trop nombreux- qui surfent sur la vague commerciale du sujet. Jean-Christophe Rufin y livre un témoignage authentique et profond, vraiment intéressant.

RUFIN, Jean-Christophe, Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi, Éditions Guérin – Chamonix, 2013.

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