Le goût du large – Nicolas Delesalle

Nicolas Delesalle, grand reporter à Télérama, embarque pour 9 jours à bord du MSC Cordoba, un porte-conteneurs allemand sous pavillon libérien avec équipage philippin. A bord du mastodonte des mers, 1629 boîtes numérotées contenant diverses marchandises. Continuer la lecture de « Le goût du large – Nicolas Delesalle »

Aylal, une année en Mongolie – Linda Gardelle

A l’occasion d’un voyage, Linda tombe amoureuse de la Mongolie. Un an après, le bac en poche, elle part seule en immersion dans le pays pour une durée de 12 mois.

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Ne parle pas aux inconnus – Sandra Reinflet

Camille vient d’avoir le bac. Elle devrait être heureuse, faire la fête, penser aux vacances à venir mais au lieu de cela, elle étouffe, envahie par la rage et le mal être. Elle n’en peut plus de ses parents qui ne comprennent rien, de ce pavillon qui respire l’ennui. Ne rien laisser dans l’assiette, ne pas parler aux inconnus, avoir les pieds sur terre… Camille dessine depuis toujours. Elle adore la BD et rêve de faire les beaux arts. Mais ce n’est pas avec ça qu’elle aura un bon métier. Voilà le discours qu’on lui tient à la maison.

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Berezina -Sylvain Tesson

Sylvain Tesson fait partie des ces aventuriers dont je suis le parcours avec beaucoup d’attention depuis plusieurs années. Je lis chacun de ses nouveaux livres, même si certains m’intéressent beaucoup plus que d’autres. Celui-ci a été écrit juste avant l’accident qui aurait pu lui coûter la vie. Le manuscrit a d’ailleurs été remis à l’éditeur quelques heures seulement avant qu’il ne chute du haut de la maison de son ami Jean-Christophe Rufin. 

Dans Berezina, l’écrivain voyageur raconte son périple en side-car soviétique sur les traces de Napoléon et de la retraite de Russie. Par -20°C, accompagné du géographe Cédric Gras, du photographe Thomas Goisque et de deux amis russes, il suit la route empruntée par la Grande Armée deux cent ans plus tôt, de Moscou à Paris.

Le récit alterne entre 1812 et 2012, souvent sans transition. Le lecteur passe donc d’une des périodes les plus tragiques de l’histoire aux aventures de cinq illuminés grands amateurs de vodka. Je dois avouer que je ne connais pas grand chose de l’époque napoléonienne et que j’ai appris pas mal de choses sans avoir l’impression de suivre une leçon d’histoire. Sylvain Tesson sait rendre son propos passionnant.

Napoléon apparaît comme un homme sanguinaire auquel on peut faire beaucoup de reproches, bien entendu. Mais l’auteur rend également hommage à celui qui a su mettre en pratique les idéaux de la Révolution en permettant à chacun de gravir l’ascenceur social. On est bien loin de la société actuelle dans laquelle les relations sont plus importantes que l’effort et le mérite.

L’époque napoléonienne est d’ailleurs un prétexte pour interroger la notre. Accepterions-nous aujourd’hui de nous sacrifier pour un homme ou un pays ? Serions nous capable de reproduire l’héroïsme de ces hommes qui ont effectuer une véritable marche de la mort ?

« Bourgogne n’était pas en reste dans l’affection au chef, mais, au détour d’une page, il livrait une autre clé  : « Si nous étions malheureux, mourrant de faim et de froid, il nous restait encore quelque chose qui nous soutenait : l’honneur et le courage ». L’honneur et le courage ! Comme ils résonnaient étrangement, ces mots, deux cent années plus tard. Étaient-ils encore en vie, ces mots, dans le monde que nous traversions pleins phares ? » p. 103

Avec Berezina, Sylvain Tesson nous offre un récit passionnant dans lequel se mêlent aventure, histoire et réflexion. La qualité liitéraire de ses textes n’est plus à prouver. C’est donc un vrai régal de le lire !

TESSON, Sylvain, Berezina, Guérin, 2015.

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