L’enfant qui – Jeanne Benameur

L’enfant vit seul avec son père et sa grand-mère dans un village de campagne, bordé par la forêt et la rivière. Sa mère, une fille du vent, a disparu du jour au lendemain sans que personne ne sache ni où ni comment. Elle l’a laissé, seul, avec un gouffre à la place du ventre. Seul face à ce père qui crie pour expulser sa souffrance et n’arrive pas à comprendre son enfant. Seul face à cette grand-mère dont l’amour ne suffit pas à combler le vide. Continuer la lecture de « L’enfant qui – Jeanne Benameur »

Moro-sphinx – Julie Estève

Moro-sphinx Julie Esteve

Ne vous fiez pas à cette belle photo de Julie Estève sur la première de couverture. Ce roman est tout sauf joyeux ou lumineux ! Il raconte l’histoire de Lola, une jeune femme paumée depuis le décès de sa mère, la longue descente de son père vers l’enfer de l’alcoolisme et la rupture amoureuse sur laquelle elle n’arrive pas à tirer un trait.

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Le monde entier – François Bugeon

Le monde entier François Bugeon

Chevalier vit seul à la campagne. Il aime jardiner, aller à la pêche avec son copain Ségur, boire une bière de temps en temps au bistrot du village tenu par Sidonie, sentir les odeurs qui l’entourent ou le souffle du vent sur son visage lorsqu’il circule à mobylette. C’est un homme simple qui n’est pas habitué à parler de ses sentiments. Il n’a pas été élevé de cette façon, ses relations avec sa mère n’ont jamais été tendres.

Un évènement bouleverse son train train quotidien un samedi soir, alors qu’il rentre du travail tard après une chaude journée d’été. Continuer la lecture de « Le monde entier – François Bugeon »

« L’avant-dernière chance » de Caroline Vermalle

Deux octogénaires enracinés dans leurs habitudes décident subitement de partir faire le  tour de France en Scénic. Le premier, Charles, est à l’initiative du projet. Le second, Georges, a accepté de suivre son voisin et ami car sa fille, qui est tout le temps sur lui et ne lui lâche pas la grappe une seconde en raison de son état de santé, est partie pour deux mois au Pérou et est injoignable. Il décide donc de profiter de l’occasion sinon il n’aurait jamais oser se lancer dans l’aventure!

Mais c’est sans compter sur Adèle, sa petite fille de 23 ans qui ne vient plus le voir depuis longtemps et ne donne pas de nouvelles. Un jour, comme par hasard, elle décide d’appeler et Georges est obligé de lui dire la vérité. Bien entendu, Adèle s’inquiète. Elle oblige donc son grand-père à lui envoyer un SMS tous les jours pour dire comment il va. Sinon, elle dira tout à sa mère.

C’est le début d’une correspondance un peu particulière entre un grand-père et sa petite fille. A 83 ans, Georges apprend le langage SMS et cette histoire de textos va finalement lui permettre de renouer les liens avec adL -Adèle, vous l’aurez compris !.

Il y a des romans qui font réfléchir, d’autres qui émeuvent, d’autres qui font rire et d’autres encore qui redonnent la joie de vivre : celui-ci fait les quatre à la fois ! Les personnages de ce livre sont tous profondément humains et se révèlent petit à petit. On se fait une idée sur eux et plus on avance dans la lecture, plus on s’aperçoit que l’on s’est trompé.

Mais sait-on qui sont réellement les gens, même ceux qui sont très proches de nous ? : voilà ce que je me suis dit en refermant la dernière page. J’ai aussi réfléchi aux relations entre grands-parents et petits-enfants, à la vieillesse, à la solitude, à la vie.

Et puis, j’ai adoré m’apercevoir que je m’étais trompée, que cette histoire n’était pas finalement aussi simple que je le croyais et que la fin n’était pas aussi prévisible que je le pensais.

Quelques extraits :

« Je vous félicite, vous avez choisi la vie ! Fin à la dictature du corps qui se ramollit, des docteurs qui nous piquent et du quotidien qui nous enterre. Il faut se re-bé-ler. Et le dernier jour, eh bien, il faut faire sa révérence, dans la dignité. » p.144

« Oh, le temps il est passé ma belle. Les vieux, ils le voient bien, ce temps qui passe, qui emporte les amis, éloigne les petits-enfants, et fait des tours avec les souvenirs. Et les jeunes, eux, ils ne savent rien du temps, invincibles, pressés et injoignables« . p.212

« dans les fêtes de famille, il vaut mieux partir alors qu’on s’amuse, on en garde les plus beaux souvenirs. » p.235

Merci à l’auteur pour l’envoi de ce livre. Si vous avez cinq minutes, allez faire un petit tour sur son blog, il vous donnera sans doute envie de lire ce magnifique roman. Et en plus, à partir du 20 avril, Caroline Vermalle va publier la suite sous forme de feuilleton.

VERMALLE, Caroline, L’avant dernière chance, Calman-Lévy, 2009.

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