42 km 195 – Bernard Thomasson

42 km 195 bernard thomasson

42 km 195, la distance du marathon. A l’heure où Enna prépare celui du Mont Saint Michel au profit de l’association Roses en baie – Ensemble contre le cancer du sein, je me décide enfin à ouvrir ce roman qu’elle m’a prêté depuis un moment déjà.

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La petite communiste qui ne souriait jamais – Lola Lafon – Lu par Chloé Lambert

Je crois que ce n’est plus vraiment nécessaire de présenter La petite communiste qui ne souriait jamais. Ce roman, qui raconte l’histoire de Nadia Commaneci et de la Roumanie de Ceaucescu a fait beaucoup parler de lui.

Je n’étais pas née en 1976, à l’époque de Jeux Olympiques de Montréal et de la fameuse médaille d’or remportée par une petite gymnaste de quatorze ans prénommée Nadia qui faisait rêver tout le monde. Pourtant, j’en ai entendu parler dans mon enfance et j’ai été impressionnée quand j’ai revu les images il y a quelques jours.

L’exploit sportif est indéniable. Nadia Commanecci est une sportive de talent et sa carrière de gymnaste est vraiment remarquable. Pourtant, je n’ai ressenti aucune empathie pour elle. La façon dont Lola Lafon retrace son parcours ne m’a pas fait rêver, loin de là. Et toutes les douleurs qu’elle a endurées, la souffrance, les manipulations dont elle a été victime m’ont laissée de marbre. Surprenant pour la sportive que je suis, non ?

Toute une partie du livre est consacrée à la Roumanie des années 1970-1980 et au contexte politique de l’époque. Le propos est fort intéressant et le lecteur apprend pas mal de choses. Je suis cependant restée assez extérieure à tout cela.

Au final, c’est tout simplement le parti pris de l’auteur, celui d’un dialogue fictif entre elle même et Nadia Commanecci, qui m’a empêchée d’apprécier pleinement ce roman. Sans cesse, je me suis demandée où était le vrai, où était le faux. J’ai mis presque trois semaines à lire le livre et plus de dix jours à écrire ce billet, un peu décousu je le reconnais. Ce n’est pas bon signe… Il m’a fallu du temps pour analyser mes sentiments. Je crois que si j’avais vu un reportage TV, j’aurais totalement adhéré. J’aime la fiction. J’aime le documentaire. Le mélange entre les deux me plaît rarement.

Quant à la version audio, je n’ai finalement pas grand chose à en dire. Chloé Lambert reste assez distante vis à vis du texte, ce qui ne m’a sans doute pas aidé non plus à entrer dedans. Le ton qu’elle adopte est cependant juste et fidèle à l’esprit du roman.

Une lecture commune que j’ai le plaisir de partager avec Sylire, Sandrine, Liliba et Enna.

LAFON, Lola, LAMBERT, Chloé, La petite communiste qui ne souriait jamais, Audiolib, 2014.

danbé – Aya cissoko et Marie Desplechin

La plume de Marie Desplechin + le destin hors du commun d’Aya Cissoko = un récit de vie extraordinaire !

Danbé : la dignité. Cette valeur, qu’il faut respecter quoiqu’il arrive, a guidé toute la vie d’Aya Cissoko, ex championne du monde de boxe. Ses parents, originaires du Mali, sont venus vivre en France pour gagner de l’argent et aider leur famille restée au pays. Aya a passé son enfance avec ses frères et soeurs à Paris, dans les quartiers populaires. Entassés dans un appartement minuscule, ils vivaient de peu mais étaient néanmoins heureux. Jusqu’au jour où tout bascule, jusqu’au jour où le père et la soeur d’Aya décèdent dans l’incendie de leur immeuble.

La maman d’Aya -gravement touchée lors de l’incendie- reçoit l’ordre de rentrer au Mali avec ses enfants. Mais elle décide de lutter, contre les traditions et contre la vie qui est si difficile. Personne ne doit laisser transparaitre ses émotions, à la maison comme en dehors. Il faut vivre et puis c’est tout. Aya trouvera dans la boxe un échapatoire, un moyen de se confronter à ses propres démons.

Pas de misérabilisme dans ce livre mais plutôt une incroyable rage de vivre et une formidable leçon de vie. Aya Cissoko rend ici un bel hommage à son père qui aimait ses enfants et s’en occupait beaucoup et à sa mère qui, malade, a su tenir les reines de la famille malgrè l’accumulation de malheurs. Elle raconte aussi tout ce que la boxe lui a apporté. En tant que sportive -enfin je devrais plutôt dire ex sportive puisque je ne pratique plus beaucoup…- j’ai apprécié les valeurs qu’elle met en avant dans danbé : combativité, dépassement de soi, respect de l’adversaire et de soi-même, etc. Pour combler le tout, l’écriture de Marie Desplechin -qui a co-écrit le livre avec Aya- est pleine de vie. Bref, c’est un livre à ne pas manquer !

Une partie des nombreux extraits que j’ai notés :

« Là où il est né, les registres, les archives, les enregistrement sont de moindre importance. La mémoire est inscrite autrement. […] Là d’où il vient, c’est la parole qui garde les traces, et le griot, les archives. » p. 12

 « Les mots des parents dessinent l’avenir de l’enfant » p.16

« J’ai beau me montrer insolente, j’aime aller à l’école. L’école est stable. Cet ordre quotidien, je le sais, personne ne peut me l’enlever. » p.86

« Mais jamais, durant toutes ces années d’entraînements et de combats, je ne conçois la boxe comme un moyen de « m’en sortir », comme une bonne manière, pour un enfant de pauvres, de sélever socialement. Boxer n’est pas un accès au monde des autres. C’est une aventure intime. Une histoire de moi à moi« . p. 88

« Celle à laquelle j’aspire, c’est la victoire que j’emporte sur moi, et qui me consacre plus forte que je suis capable de l’être. » p. 89

« Champion ou pas champion, moi, je l’aime quand même. Ce qui compte, c’est qu’un sportif aille au bout de ses limites. » p. 138

Les avis de Noukette, Stephie, Hérisson, et Chifonnette, toutes les quatre conquises !

Merci à et  aux editions Calmann-Lévy pour l’envoi de ce livre.

CISSOKO, Aya, DESPLECHIN, Marie, danbé, Calmann-Lévy, 2011.

Un film vraiment sympa à découvrir sans attendre !

Au grand désespoir de son père, ancien rugbyman, Tom est bon en math mais nul au rugby. Chez les Carnavero, pourtant, le ballon ovale est une affaire de famille. De père en fils, la passion se transmet et pas question de s’y soustraire. Jo va donc tout mettre en œuvre pour que son fils suive la lignée.



Un film tout simple, plein d’humour et de tendresse. Jo élève seul son fils et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a du tempérament ! Il est parfois un peu maladroit avec Tom dont la maman est décédée alors qu’il n’avait qu’un an mais heureusement pour la garçon, il y a pompon et le chinois -deux amis de son père- pour l’aider un peu.

Les personnages sont très attachants et pleins d’humanité. Les réflexions sur le sport et la vie en général sont très intéressantes. Le cadre -un petit village du Tarn- vraiment sympa. Bref Le fils à Jo est un film sans prétention mais c’est le meilleur que j’ai vu depuis plusieurs mois. Allez donc le voir, il passe encore au ciné !

Le fils à Jo, un film de Philippe Guillard avec Gérad Lanvin, Olivier Marchal et Vincent Moscato, tous excellents dans leur rôle!

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