Échappée au Portugal # 3 : la vallée du Douro

 Classée au patrimone mondial de l’humanité par l’Unesco, la vallée viticole du Haut-Douro est un endroit magnifique pour se balader.

 La route serpente entre les collines ou longe le fleuve, en pleine campagne.

L’eau, d’un bleu profond, semble calme et paisible mais ce n’est qu’une apparence !

La vigne est implantée en terrasses et c’est dans cette région, au sol et au climat particuliers, qu’est produit le célèbre Porto.

Parmi les petits villages nichés dans la vallée, j’ai particulièrement aimé celui de Pinhão. Sa gare possède un charme tout particulier avec ses azulejos et son mobilier rustique. On aurait presque envie de s’y installer avec un bon bouquin !

 

A bientôt pour la suite de cette échappée au Portugal.

Les ignorants – Étienne Davodeau

L’auteur de bande dessinée Étienne Davodeau et le vigneron Bernard Leroy sont amis mais ne connaissent finalement pas grand chose au sujet de leurs métiers respectifs. Par contre, ils sont tous les deux curieux et aiment échanger. L’auteur de Lulu femme nue, inculte en matière de vin, prospoe donc à son ami de venir travailler avec lui pendant un an. En échange, Bernard Leroy devra s’initier à l’univers de la bande dessinée. C’est une décision importante car elle entraîne de nombreuses contraintes mais le vigneron accepte de se lancer dans l’aventure.

Étienne Davodeau se retrouve donc dans le vigne à tailler les pieds, piocher les ronces à la main, vendanger ou encore s’initier à la biodynamie -méthode sans engrais chimiques ni produits de synthèse, qui prend en compte les rythmes lunaires et qui préconise l’utilisation de préparations diluées à base animale ou végétale- . Il s’intéresse également à la vinification et fait de nombreuses dégustations. Les rencontres avec d’autres vignerons sont l’occasion d’échanges fructueux sur les raisons qui poussent à choisir ce métier, les méthodes de travail, la terre, etc. Étienne Davodeau découvre un univers de travailleurs acharnés désireux de partager leur passion.

Richerd Leroy, lui, se familiarise petit à petit avec les grands titres et les grands auteurs de la bande dessinée. Ses questions semblent naïves mais soulèvent en fait des aspects vraiment intéressants de la littérature. Il se rend compte que cet univers est riche et varié et que les auteurs sont des raconteurs d’histoire avant d’être des dessinateurs. Il suit Étienne Davodeau chez l’imprimeur, l’éditeur ou dans les salons de Saint-Malo et de Bastia. Il rencontre aussi certains de ses amis auteurs de bandes dessinées et leur pose des questions, échange sur leur métier, etc.

Les ignorants est pour moi un véritable coup de coeur. On apprend des choses sur la vigne et le vin mais on découvre aussi le point de vue d’Étienne Davodeau sur certains de ses confrères et sur son métier. Une véritable sensibilité et des valeurs importantes se dégagent de cet album. Le respect, la curiosité d’esprit, l’amour du travail bien fait, l’importance du dialogue et de l’échange, tout cela tient une place importante.

Le dessin en noir et blanc est vraiment formidable. On se croirait presque dans la vigne à observer les pieds et les raisins ou à table autour d’un bon verre de vin à discuter oenolgie ou littérature en compagnie de l’auteur et du vigneron.

En refermant cet album, j’ai eu l’impression de connaître un peu Étienne Davodeau et Richard Leroy alors qu’ils sont pourtant pour moi des inconnus. Et puis je crois que la bilbiographie qui se trouve en fin d’ouvrage va me servir pour découvrir un peu plus les grands titres et les grands auteurs de la bande dessinée. Pendant très longtemps, je ne me suis pas intéressée à ce genre littéraire et plus ça va, plus je me dis que je rate quelque chose…

Les avis de Sylire, d’Aifelle et de Mango ou vous trouverez d’autres liens.

DAVODEAU, Étienne, Les ignorants : Récit d’une initiation croisée, Futuropolis, 2011.

Manga et vin

Yutaka Kanzaki est un œnologue mondialement reconnu. Après son décès, Shizuku, son fils, découvre que pour hériter il va devoir entrer en compétition avec Issei Tomine, un jeune œnologue réputé que son père a adopté une semaine avant sa mort. Celui qui devinera le nom des douze apôtres, les douze vins décrits par le défunt, ainsi que d’un treizième -le meilleur de tous- nommé les gouttes de Dieu, deviendra l’heureux propriétaire d’une collection de vin convoitée par tous les spécialistes.

Avant la mort de son père, Shizuku n’avait jamais goutté de vin. Issei Tomine, lui, est un grand spécialiste. Le combat semble donc perdu d’avance mais Yuka Kanzaki n’a pas laissé son fils sans armes : depuis son plus jeune âge, il lui a appris à développer son odorat et sa sensibilité. De plus, Shizuku fait la connaissance dans le premier tome de Miyabi Shinohara, une apprentie sommelière très douée. Avec l’aide des connaissances théoriques de la jeune femme, il va découvrir le vin et se lancer dans la quête des gouttes de Dieu.

Voilà un manga qui a tout pour plaire aux amateurs de vin. Il paraît même qu’il a permis à certain producteurs français d’acquérir une très grande notoriété au Japon et de faire exploser les ventes. Le scénario de Tadashi Agi, trés documenté, met en avant la poésie du vin et propose quelques parallèles intéressants avec la peinture. Le trait fin et délicat de Shu Okimoto est vraiment complémentaire du texte. La dessinatrice réussit à évoquer en images les sentiments provoqués lors des dégustations de vins. En noir et blanc en plus !

Une série à déguster avec un bon verre !

AGI, Tadashi, OKIMOTO, Shu, Les gouttes de Dieu 1, 2008.

AGI, Tadashi, OKIMOTO, Shu, Les gouttes de Dieu 2, 2008.

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