Toute seule loin de Samarcande – Béa Deru-Renard

Jetée hors de la voiture qui l’a conduite en Europe, Régina se retrouve seule sur la place d’un village, au pied d’un arbre, paralysée par la peur. Elle se remémore les bons moments passés avec Layla, son amie d’enfance. Elle se souvient de ses parents et grand-parents ainsi que des événements tragiques qui l’ont conduite jusqu’ici.

Russophone d’origine arménienne, la jeune fille vit paisiblement en Ouzbékistan jusqu’à ce que, après l’indépendance, les habitants d’origine étrangère soient pourchassés et l’opposition politique muselée. Son père prend alors la décision de quitter le village dans lequel ils vivent pour rejoindre Samarcande. A cette époque, Régina lui en veut et ne comprend pas les raisons de ce déménagement. Elle ne pense qu’à son amitié avec Layla et à Roustam, le garçon dont elle est secrètement amoureuse. Elle va malheureusement prendre conscience de la réalité de manière tragique.

Toute Seule loin de Samarcande est un roman poignant qui raconte l’histoire d’une jeune adolescente attachée à ses racines et à la mémoire familiale. Seule, sans aucun repère, sans aucun objet personnel, c’est l’unique chose à laquelle elle peut se rattacher. A travers le personnage de Régina, c’est l’histoire de nombreux réfugiés, condamnés pour une raison ou une autre à l’exil, qui nous est racontée ici. Bien entendu, certains passages sont durs mais, comme dans la plupart des romans jeunesse, le dénouement offre une lueur d’espoir.

A découvrir à partir de la 4ème.

DERU-RENARD, Béa, Toute seule loin de Samarcande, L’École des loisirs, 2012.

8 réflexions sur « Toute seule loin de Samarcande – Béa Deru-Renard »

    1. Je ne sais plus trop comment j’ai découvert ce titre. Sans doute en faisant des recherches sur la thématiques des migrants et réfugiés pour les 4èmes. Le seul nom de Samarcande suffit à m’attirer en plus !

    1. Ce n’est pas une BD, c’est un roman ! C’est vrai que d’habitude je participe aux RDV BD du mercredi mais avec le grand prix des lectrices de Elle, j’en lis moins.

La parole est à vous !