Un critique de l’absurdité de notre monde

Je suis tombée par hasard sur La cité heureuse à la médiathèque. Je n’en avais jamais entendu parler mais c’est le texte de présentation de l’éditeur qui a attiré mon attention :

« Bienvenue à Town Park, le centre historique d’une
capitale de la vieille Europe ! Monuments, rues médiévales, jardins et
immeubles, tout a été racheté par la Compagnie, un groupe de loisirs.
Les
touristes affluent. Les habitants vivent au milieu d’une fête
permanente. En échange de certains avantages, ils doivent porter des
costumes d’époque : peintres impressionnistes, belles dames du temps
jadis…

Longtemps réfractaire à la privatisation de sa ville, le héros
de La cité heureuse a pourtant fini, comme les autres, par céder aux
sirènes du changement. Figurant résigné du spectacle touristique, il
écrit des scénarios pour la télévision et mène une existence tranquille
à Town Park.

Mais son bonheur est fragile. Dans sa vie comme dans sa ville, tout commence à se déliter. »

                                     

La cité heureuse est une critique ironique et grinçante de notre société. Les ressemblances entre Town Park et le monde dans lequel on vit actuellement sont nombreuses : privatisation du système de santé, retournements de veste des décideurs, hiérarchie de plus en plus pesante dans les entreprises, absurdité de certaines décisions… Cependant, je n’ai pas accroché plus que ça à ce roman. Les personnages manquent de profondeur. L’histoire m’a peu intéressée car elle semble être là uniquement pour permettre une critique de notre société. Dans ce cas, un essai n’est-il pas préférable à un roman ?

DUTEURTRE, Benoît, La cité heureuse, Fayard, 2007.

La parole est à vous !

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