Un minuscule inventaire de Jean-Philippe blondel

Antoine, la quarantaine, vit désormais seul : sa femme l’a quitté pour aller vivre avec un dentiste. Bien entendu, les deux enfants sont partis avec elle…

Un jour, il voit une publicité pour un vide-grenier dans le journal local et décide d’y participer pour faire du tri dans sa vie et repartir sur le bon chemin :

« pour être léger, pour être un nuage qui se déplace avec lenteur et grâce, je dois divorcer de mon trop-plein, me séparer des affaires qui traînent dans les recoins ou sur les étagères, de ces objets offerts ou achetés de plein gré qui pourrissent lentement sur des planches oubliées. Tous ces non-souvenirs qui encombrent les mémoires vides. Je dois dépoussiérer pour prendre mon envol« .

Mais voilà, la paire de boucles d’oreille, la petite couverture en laine jaune ou encore le hamac rouge, objets en apparences anodins, ne changent pas de propriétaires sans rappeler à Antoine de vieux souvenirs. Ce vide-grenier est l’occasion pour lui de faire un bilan.

Puis, passé et présent se rejoignent: les nouveaux propriétaires de tous ces objets dévoilent eux aussi leurs sentiments et expliquent les raisons de leur achat.

                               

La première fois que j’ai lu la quatrième de couverture de ce roman en librairie, je l’ai reposé en me disant que ça devait être un livre triste sans grand intérêt, un de plus sur le thème du divorce. Et puis, quelques semaines plus tard, j’ai décidé de l’acheter quand même car Jean-Philippe Blondel est un auteur que j’apprécie beaucoup. Jusqu’ici, aucun de ses livres ne m’a déçue, bien au contraire. Cette fois encore, je ne regrette rien !

Comme toujours chez cet auteur, on trouve des personnages vrais et sincères qui n’ont pas peur d’exprimer leur ressenti. Un minuscule inventaire explore les thèmes de l’amitié, des relations père-fils, de la transmission entre parents et enfants, du secret, du divorce et de la solitude.

Je me suis retrouvée dans le personnage d’Antoine car certains de ces questionnements et de ses sentiments sont aussi les miens. De plus, je n’ai jamais décidé de faire un vide-grenier mais il m’arrive parfois de tomber par hasard sur certains objets qui me rappellent de vieux souvenirs enfouis, bon ou mauvais.

Bref, vous l’aurez compris, je vous recommande vivement ce magnifique roman !

Lire l’avis de Lily, de Cathe, de Clochette, de Cuné, d’Anne, de Florinette et d’Hélène,

BLONDEL, Jean-Philippe, Un minuscule inventaire, Pocket, 2007.

4 réflexions sur « Un minuscule inventaire de Jean-Philippe blondel »

La parole est à vous !

%d blogueurs aiment cette page :