Une famille normale – Garance Meillon

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Qu’est-ce qu’une famille normale ? Un papa (de sexe masculin), une maman (de sexe féminin), deux enfants (un garçon et une fille de préférence, l’aîné ayant deux ou trois ans de plus que le second) et un chien !  Bon, allez, j’arrête avec mon humour à deux balles. Il y a sans doute autant de réponses à la question initiale que de familles.

Quoi qu’il en soit, celle dont il est question dans ce roman à son lot de casseroles. La mère, Cassiopée, passe son temps à maintenir sa maison en ordre. Elle ne respire pas le bonheur, c’est le moins qu’on puisse dire. Profiter de la vie, penser un peu à elle, cela semble inenvisageable.

Cassiopée est mariée à Damien. Elle remplit son devoir conjugal lui fait l’amour tous les mardis et simule l’orgasme. Pendant ce temps, leur fille est censée être à la danse. C’est une adolescente révoltée qui fait tout pour provoquer son entourage. Elle ne supporte pas Benjamin, son petit frère, qui vit dans son monde et se passionne pour le système solaire.

L’équilibre de cette famille tient à peu de choses. Chacun vit sa vie, on se parle peu mais on s’efforce chaque jour de jouer son rôle comme il se doit. Le décès de la mère de Cassiopée vient mettre en péril ce fragile système de fonctionnement. Cassiopée est incapable de pleurer et des cauchemars la hantent toutes les nuits. Pourquoi ? Quelles vont être les conséquences de cet évènement sur la vie de cette famille normale ?

Les liens familiaux sont un sujet intarissable. Garance Meillon s’intéresse ici aux rapports parents enfants, au fonctionnement du couple et aux non-dits. Cassiopée a toujours eu des rapports compliqués avec sa mère et son décès fait ressurgir le passé, un passé qui influe très fortement sur l’adulte qu’elle est devenue. Pour ne pas ressembler à sa mère, elle a décidé d’être différente. Mais est-ce mieux ? Ses enfants sont-ils plus heureux ? Et aujourd’hui, est-il trop tard pour changer les choses ?

Une famille normale propose une réflexion intéressante. Il manque cependant un petit quelque chose pour en faire un roman qui reste en mémoire. J’ai bien peur de ne plus me souvenir de l’intrigue assez rapidement. De plus, le dénouement ne m’a pas convaincue. J’ai refermé le livre en me disant, à propos de Cassiopée, « Tout ça pour ça ».

J’ai cependant passé un agréable moment de lecture et ce premier roman me semble prometteur. Les relations entre Cassiopée et sa mère auraient peut-être mérité d’être creusées tout comme le fonctionnement de son couple.

D’un point de vue narratif, l’alternance des points de vue des différents membres de la famille permet d’avoir un éclairage multiple sur le fonctionnement et les agissements de chacun de ses membres.

Au final, c’est un texte qui ne marquera sans doute pas mon esprit mais que je ne regrette pas d’avoir lu.

MEILLON, Garance, Une famille normale, Fayard, 2016.

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6 pensées sur “Une famille normale – Garance Meillon”

    1. Je lis peu d’avis sur les livres des 68 premières fois pour ne pas influencer le mien mais je crois que nous sommes plusieurs à avoir ressenti la même chose.

La parole est à vous !