Vivre près des tilleuls – L’Ajar

Dans les archives de l’écrivaine suisse Esther Montardon, Vincent König retrouve par hasard des fragments de son journal intime. Contrairement à ce que tout le monde pensait, elle a donc écrit sur la perte de sa fille. Esther Montardon ne s’étend pas sur les circonstances du décès mais décrit l’après : l’impossibilité de vivre quand on a l’impression d’être amputé d’un de ses membres, l’incompréhension de son mari et de son entourage, les gestes du quotidien effectués par automatisme, la souffrance impossible à partager, la peur de voir les souvenirs d’effacer. Tout ce qui concerne l’intimité du deuil en somme.

Vivre près des tilleuls ne m’a pas du tout touchée, un comble pour un tel sujet. Je n’avais pas spécialement envie de vous parler de ce roman mais je ne pouvais pas passer sous silence le contexte dans lequel il a été écrit. Esther Montardon est une pure fiction inventée par un collectif de 18 jeunes auteurs suisses. Et quand on lit le texte, on n’a absolument pas l’impression qu’il y a plusieurs auteurs. Outre le fait qu’il interroge le rapport entre le vécu et la fiction, Vivre près des tilleuls est également intéressant du point de vue de l’écriture. J’ai aimé ces phrases courtes, épurées, qui évitent les longs développements. Dommage que cette histoire m’ait laissée de marbre.

L’AJAR, Vivre près des tilleuls, Flammarion, 2016.

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