Yellow birds – Kevin Powers


Bartle, 21 ans et Murph, 18 ans, sont copains depuis qu’ils ont intégré un centre d’entraînement de l’armée américaine. Avant de partir combattre en Irak, Bartle a promis à la mère de Murph, sans trop réfléchir ni savoir pourquoi, de prendre soin de son fils et de le ramener vivant au pays. Sa propre mère n’approuve absolument pas son choix de s’engager dans l’armée mais Bartle est déterminé.

A Al Tafar, aux portes du désert irakien, les deux garçons qui font partie du régiment du sergent Sterling vivent les pires atrocités. Ils tuent pour ne pas mourir et, quand c’est un autre qui ferme les yeux, ils sont soulagés que ce ne soit pas eux. La distance, la froideur et l’humour noir les aident à tenir. L’alcool et le tabac aussi…

Le lecteur le sait dès le début du roman ou presque, Bartle reviendra seul aux États-Unis. La mort de Murph hante ses jours et ses nuits. Les circonstances exactes du décès de Murph ne sont révélées que dans les dernières pages. On atteint alors le comble de l’horreur.

Les chapitres alternent les souvenirs de Bartle avant et pendant son séjour en Irak puis, après, lors de son retour dans la maison familiale à Richmond, en Virginie. Le retour à la vie civile est impossible pour lui. Les séquelles psychologiques semblent insurmontables.

Je crois que vraiment, ce genre de roman n’est pas pour moi. Je reconnais la qualité de son écriture, le scénario est bien construit et montre avec brio l’absurdité de la guerre mais la description de toutes ces atrocités -tant physiques que psychologiques- est à la limite du supportable. Et ce sentiment se renforce encore quand on sait que l’auteur, Kevin Powers, s’est enrolé dans l’armée et a combattu en Irak en 2004 et 2005.

L’avis de Clara, beaucoup plus enthousiaste que le mien !

Yellow birds fait partie de la sélection d’avril du Prix Relay des voyageurs.

POWERS, Kevin, Yellow birds, Stock, 2013.

11 pensées sur “Yellow birds – Kevin Powers”

  1. J’ai lu Billy Lynn et Yellow Birds et le traitement du sujet est totalement différent. Dans Yellow Birds, l’humour grinçant est remplacé par une certaine forme de lyrisme qui m’a emballé. J’ai tellement à en dire que je ne sais pas par quel bout attaqué mon billet^^

  2. Ce livre est dans ma ligne de mire depuis sa sortie vo (les critiques anglophones étaient dithyrambiques). Pas encore eu le temps de m’y attaquer mais malgré tes réserves, je pense tenter le coup. Maintenant, entre le Billy Lynn que je zieute également et celui-ci, je ne sais pas encore par lequel commencer. A voir…

La parole est à vous !

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