Boys don’t cry – Malorie Blackman

Dante attend avec impatience les résultats de ses examens. Il a sans doute réussi mais la précieuse lettre qui le lui confirmera lui ouvrira les portes de l’université et probablement d’un brillant avenir.

Au lieu du facteur, c’est Mélanie, son ex petite-amie, qui sonne à la porte. Il n’a pas eu de nouvelles d’elle depuis longtemps. Ell est accompagnée d’un bébé de plusieurs mois : Emma, sa fille, leur fille. Dante n’y croit pas. Une soirée, une seule et unique soirée où ils avaient trop bu tous les deux, et il se retrouve père à 17 ans.

Le jeune homme n’est pas au bout de ses surprises. Mélanie, à bout, lui fait croire qu’elle s’absente pour faire une course et en profite pour s’enfuir en lui laissant Emma. Dante n’a jamais changé une couche, n’a aucune idée de la façon dont on s’occupe d’un bébé et surtout a des préoccupations à mille lieux de celles d’un père responsable de son enfant. Il n’a pas d’autre choix que d’avouer la vérité à son père et à son frère.

Au début, Dante s’occupe d’Emma à reculons mais petit à petit, il devient père et mûrit. Ses relations avec son père et son frère évoluent, deviennent plus profondes, plus sincères. Mais avant d’en arriver là, le chemin est semé d’embûches et les engueulades, les malentendus et les remises en question nombreux. Comment pourrait-ce en être autrement quand on apprend à 17 ans qu’on est papa et qu’on se rend compte qu’on va devoir renoncer à faire des études pour élever seul son enfant ?

Malgrè un scénario qui souffre de quelques invraissemblances, Boys don’t cry est un roman qui se dévore. Dante est un adolescent attachant et humain qui grandit de plusieurs années en quelques semaines. Son jeune âge ne l’empêche pas de faire face à ses responsabilités. Bien entendu, c’est trés difficile pour lui mais il est bien épaulé par son père. La fait de devenir papa lui fait gagner en maturité et il considère petit à petit les relations familiales autrement. Lui qui ne s’intéressait -comme tous les ados ou presque- qu’à sa petite personne et à ses copains voit ses priorités évoluer et regarde désormais son propre père et son frère autrement.

Voilà encore un roman que je ne manquerai pas de conseiller à mes élèves !

BLACKMAN, Malorie, Boys don’t cry, Milan, 2012.

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