Brise glace – Jean-Philippe Blondel

Se fondre dans le décor pour se faire oublier et passer inaperçu, tel est l’objectif d’Aurélien, 17 ans. Oui, mais voilà, dans son nouveau lycée, Thibaud lui lance des perches pour le faire sortir de sa solitude. Il commence par l’inviter à une soirée chez lui puis à un concours de slam dans un bar et petit à petit une amitié naît.

Aurélien a du mal à se faire à cette nouvelle relation. Depuis quatre ans, il vit replié sur lui même. Un drame a changé sa vie. Quand on a lu Et rester vivant, et qu’on connaît un peu l’auteur, on devine… mais pas tout. Jean-Philippe Blondel nous réserve une petite surprise à la fin.

Pendant tout ma lecture, je me suis dit qu’il n’y avait quelque chose qui ne collait pas. Je ne comprenais pas pourquoi Thibaud considérait Aurélien comme son ami aussi rapidement, pourquoi il n’avait pas la même attitude avec lui qu’avec les autres. Et puis le dénouement et arrivé et là j’ai compris. Bravo Monsieur Blondel !

Brise glace est un roman à conseiller aux ados. Parce que le slam et le pouvoir des mots, ça peut leur parler. Parce qu’il ya de l’humour. Parce que l’amitié et l’amour c’est important, surtout à cet âge là. Parce qu’ils se reconnaîtront sans doute un peu à travers Aurélien ou Thibaud. Et surtout parce qu’il donne de l’espoir, parce qu’il montre qu’on peut survivre et aller de l’avant même quand on a connu le pire…

Extraits :

Depuis quelques années, les romans sont devenus mes plus fidèles alliés. Ceux qui me murmurent que le rapport aux autres et encore possible et que la vie, ma foi, elle vaut le coup. p.21

Nous n’avions rien compris, certains avaient lancé des vannes, j’avais souri mais tout au fond de moi, quelque chose avait bougé. J’avais compris d’un coup que les mots avaient leur propre vie, et que, en les assemblant, parfois, on pouvait faire naître un truc proche de la magie. p. 41-42

« Mon Dieu.

Le petit déjeuner.

Avec mes parents.

Mon père et le bruit qu’il fait en machant ses biscottes.

Ma mère et le thé au lait qu’elle sirote, avec les yeux dans le vague.

J’en avais honte d’avance. » p.87

 « Voilà.

J’ai toujours rêvé de me fondre dans le décor.

Hier soir, j’ai fondu.

Et c’est le décor qui est entré en moi.

Je ne suis plus un iceberg.

Je suis un glaçon dans un verre.

Je me dilue.

Et c’est en écrivant que je me reconstitue. » p.106

Les avis de Clara, Clarabel, Bauchette et Laure.

BLONDEL, Jean-Philippe, Brise glace, Actes Sud, 2011.

6 réflexions sur « Brise glace – Jean-Philippe Blondel »

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