De pierre et d’os – Bérengère Cournut

Une faille dans la banquise et Uqsuralik est séparée de sa famille. Le craquement a réveillé son père, qui ne peut lui venir en aide. La seule chose qu’il peut faire, c’est lui jeter un dent accrochée à un lacet, une peau d’ours et un harpon. Ce dernier se brise, disparaissant en partie sous la glace. Il ne pourra pas servir à Uqusuralik.

Pour survivre, la jeune fille doit se protéger du froid polaire et trouver à manger. Elle ne peut compter que sur elle-même si elle ne veut pas périr seule au milieu de la banquise. C’est le début d’une errance dans des conditions extrêmes. Uqsuralik rencontre d’autres familles Inuits, connaît le pire, apprend sur elle-même et sur les autres, se bat pour trouver une place. Le danger vient de la nature mais aussi des hommes… Sa vie est rude, sombre. Nul apitoiement cependant. Et la lumière surgit parfois !

De pierre et d’os est un texte poétique entrecoupé de chants. C’est aussi un roman d’aventure qui plonge le lecteur au cœur d’un mode de vie nomade et  traditionnel, celui des Inuits. Les familles se déplacent au gré du gibier et des saisons. Les éléments tiennent une place importante. La survie est dûe à la chasse, à la pêche et au chamanisme.

Une fois le texte terminé, on a la surprise de découvrir de magnifiques photographies : des portraits d’Inuits, la banquise, un ours, des traditions ancestrales. Bien documenté, le roman de Bérengère Cournut se lit avec beaucoup de plaisir. Je ne connaissais pas l’auteur. J’ai désormais envie de découvrir ses précédents romans.

COURNUT, Bérengère, De pierre et d’os, Le tripode, 2019.

21 réflexions sur « De pierre et d’os – Bérengère Cournut »

  1. Je l’ai écoutée samedi sur F.C. chez Christophe Ono Dit Biot ; quand tu pense qu’elle n’a jamais mis les pieds dans ce coin de la planète .. Il est noté en haut de ma liste de rentrée (plutôt fournie cette année).

    1. Je vais essayer de podcaster l’émission. Merci pour l’info ! Le fait qu’elle ne soit jamais allée chez les Inuits m’a dérangée avant de commencer le livre mais si on ne le sait pas, on ne s’en rend pas du tout compte à la lecture.

La parole est à vous !