Émilie: La tente de camping

Tiré d’Émilie, le célèbre personnage crée par Domitille de Préssensé et d’un épisode de la série animée éponyme réalisée par Sandra Derval, Émilie : La tente de camping est un très court roman destiné aux jeunes enfants de CP qui commencent à lire. Cette petite fille pleine de vite toute vêtue de rouge rappellera certainement des souvenirs aux mamans qui étaient enfants dans les années 1970-1980 ! Il paraît que j’aimais mais, pour être franche, je n’en ai aucun souvenir.

Dans Émilie : La tente de camping, Émilie et son frère Stéphane jouent sous la tente après le dîner. Ils sont fous de joie à l’idée de camper comme des grands mais sont bien vite effrayés par les bruits de la nuit. Ils aperçoivent une lumière dans un buisson et pensent qu’il s’agit d’une sorcière. Arthur, le hérisson d’Émilie, ne semble pas avoir peur, lui. Et pour cause : c’est une luciole qui fait de la lumière. Stéphane et sa soeur avaient oublié que les sorcières n’existaient pas !

Si cette histoire est certainement très bien faite pour les enfants qui apprennent à lire (une seule phrase par page, répétition des prénoms des personnages plutôt qu’utilisation des pronoms personnels, vocabulaire simple, etc.), je la trouve aujourd’hui dépassée et cousue de fils blancs. Les enfants qui veulent jouer aux grands, sont effrayés par la nuit, se font des films et réussissent par eux-mêmes à se rendre compte que leurs peurs sont infondées, c’est beau, c’est bien, mais c’est trop parfait pour être vrai. Tout cela manque un peu de charme et d’originalité ! On fait bien mieux et beaucoup plus subtile aujourd’hui. Moralité : il vaut mieux laisser au passé ce qui lui appartient et éviter les remake.

Émilie : La tente de camping, Casterman, 2014.

6 réflexions sur « Émilie: La tente de camping »

  1. J’ai eu droit à une dédicace de l’auteur l’an dernier pour bébé. On les lira d’ici quelques temps mais je suis assez d’accord, on a fait beaucoup mieux depuis les débuts de cette série.

  2. Je ne me souviens pas d’Emilie petite mais ma fille en a quelques uns qu’on lui a lu bien avant le CP car c’est quand même très simple. Je dis ça car Maela a eu la chance d’être en GS avec des CP et a dons appris à lire très vite . Cela l’aurait sans doute néanmoins aidé avec le code couleur et la répétition.

La parole est à vous !

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