La fille qui n’aimait pas les fins – Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac

Maya adore lire. Mais elle dévore les livres tellement vite que sa mère ne peut pas lui en acheter tout le temps. Cette dernière décide donc de l’inscrire à la bibliothèque, ce qui n’est pas du tout du goût de Maya. Ce qu’elle veut, elle, c’est posséder des romans et les accumuler sur les rayonnages de sa bibliothèque. Même si elle ne les lit jamais jusqu’au bout ! En effet, Maya n’aime pas les fins alors elle laisser un marque page lorsqu’elle sent que l’intrigue va se résoudre. Surprenant, non ? Maya est également signopaginophile : elle collectionne les marque-pages. Elle en a au moins autant que de livres.

A la bibliothèque, la jeune fille fait la connaissance de Manuelo, un vieux monsieur très sympathique qui partage sa passion pour la lecture. Assez vite, elle s’aperçoit qu’il lui cache des choses. Elle découvre par exemple qu’il est écrivain. Pourquoi ne lui a t-il rien dit ? Maya n’est pas au bout de ses surprises.

Un des thèmes principaux de La fille qui n’aimait pas les fins est l’amour de la lecture. Certains lecteurs se retrouveront sans doute à travers le personnage de Maya. Ce passage m’a par exemple beaucoup parlé : « Comment fait-elle pour vivre sans la compagnie des livres ? C’est vrai que moi j’ai grandi avec, que j’ai même poussé entre eux, au milieu d’eux, dans un joyeux fouillis de manuscrits. Les plus beaux souvenirs que je garderai à jamais de lui sont ceux de nos lectures, moments privilégiés entre tous, où, encore petit, je me blottissais le soir contre lui, me suspendant à sa voix grave et mélodieuse. Plus tard nous avons pris l’habitude de lire, à tour de rôle, les extraits de nos livres préférés« . p. 174

Il est aussi question dans ce livre de deuil (Maya a perdu son père et vit avec sa mère et son beau-père), d’amitié, de secret de famille et de relations familiales. L’ensemble est agréable à lire, notamment grâce à Maya, cette petite fille attachante qui grandit et approche peu à peu de l’adolescence. 

HASSAN, Yaël, RADENAC, Matt7ieu, La fille qui n’aimait pas les fins, Syros, 2013.

8 réflexions sur « La fille qui n’aimait pas les fins – Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac »

  1. j’ai une élève de 4ème du club lecture, très grosse lectrice (elle met son réveil plus tôt le matin pour pouvoir lire AVANT d’aller à l’école!) qui a lu et aimé ce roman, elle a retrouvé plein de choses qui lui correspondaient (en plus du fait qu’elle porte le même nom!)

  2. plus jeune, j’ai moi aussi été privée de lecture par mes parents (comme on punirait aujourd’hui un gamin qui reste trop longtemps sur son pc…)
    si je tombe sur ce titre je le prendrais! j’aime beaucoup l’auteur, ma fille aussi!

La parole est à vous !

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