Là où vont nos pères – Shaun Tan

Bande dessinée silencieuse, Là où vont nos père raconte l’histoire de tous les migrants, de tous les réfugiés, de tous les exilés. L’absence de mots n’est pas un problème, bien au contraire : elle donne une portée universelle au propos, à travers le récit de l’exil d’un homme qui quitte sa famille pour un ailleurs porteur d’espoir.

Après un trajet en train et en bateau en compagnie d’autres migrants, cet homme se retrouve dans un pays dont il ne comprend ni la langue ni les codes. Tout lui semble étrange, effrayant, incompréhensible. Des bâtiments immenses -dont certains de forme conique- dominent la ville, des cheminées crachent d’épais nuages de fumée. Ce milieu lui apparaît comme hostile. Dans sa chambre, l’homme reste hermétique face à bon nombre d’objets. Même les animaux domestiques lui sont étrangers. L’homme est seul, désorienté, sans personne pour lui apporter de l’aide ou du réconfort. L’avenir auquel il rêvait est désormais incertain. Heureusement, il rencontre d’autres personnes qui, elles aussi, ont tout laissé derrière elle. Il trouve alors une place dans ce pays qui deviendra  un jour le sien ou celui de ses enfants.

Le dessin aux tons sépia de l’australien Shaun Tan, qui ressemble parfois à des photographies anciennes, se passe de mots. Tout est dans les décors fantasmagoriques, les gestes, les attitudes, les regards. Les cadrages aussi jouent une grande importance dans cette bande dessinée qui a reçu le prix du meilleur album au festival d’Angoulême en 2008. L’histoire de cet homme, c’est celle de tous ceux qui ont fui, pour une raison ou pour une autre, avant lui. C’est aussi celle de toux ceux qui le font en ce moment ou le feront un jour. Une BD époustouflante au message fort à lire et à relire !

TAN, Shau, Là où vont nos pères, Dargaud, 2007.

Aujourd’hui, c’est chez Mo’ que vous pourrez découvrir d’autres BD !

48 réflexions sur « Là où vont nos pères – Shaun Tan »

    1. Je ne sais pas si l’auteur a réalisé d’autres BD mais il va falloir que je fasse des recherches. J’ai moi aussi été conquise par ses dessins.

    1. Oh, mince…On a tous des goûts différents et heureusement. Et la fait de passer à côté d’un livre n’empêche pas de reconnaître sa qualité. C’est mon cas avec les ouvrages de Taniguchi par exemple.

  1. C’est bizarre, je suis presque certaine de l’avoir eu en main, sans doute de l’avoir lu et je n’en garde pas de souvenirs.

La parole est à vous !