La vie au bout des doigts – Orianne Charpentier

En cette fin d’année 1913, la vie au pensionnat Roy est difficile pour la jeune Guenièvre, 14 ans. Elle se sent mal dans sa peau, trop grosse, pas comme les autres, pas intégrée. Certaines personnes prétendent même qu’elle possède un don, un don maléfique bien entendu. Guenièvre n’a ni père, ni mère, ni frère ou soeur sur qui s’appuyer. Elle est rejetée de tous. Cela fait trois ans qu’elle est ici. Depuis que ses parents sont décédés.

Il suffit d’un regard bienveillant, celui de Pauline, une pensionnaire plus âgée, pour que Guenièvre voit la vie sous un autre jour. Leurs conversations lui font du bien. La jeune fille ouvre les yeux sur le monde qui l’entoure. Pauline, avec ses doigts de fée, donne un nouvel aspect à ses vieilles robes.

Malheureusement, les deux amies se trouvent bien vite séparées. Pendant les vacances de Noël, Pauline disparaît. Guenièvre, en réfléchissant un peu devine facilement où et pourquoi sa camarade s’est enfuie. Elle comprend, elle est heureuse pour elle même, si elle est triste de ne plus voir son amie.

De son côté, Guenièvre retourne chez sa grand-mère et retrouve Perpétue, la fidèle cuisinière sur qui elle peut compter. Le manoir familial a en partie brûlé. Sa grand-mère n’a plus d’argent. Qu’importe, tout le monde se sert les coudes et, à la campagne, quand on a un peu de volonté, on arrive toujours à s’en sortir.

Guenièvre retrouve le bel Edmond, qu’elle a connu pendant son enfance. Il y a aussi Petit Dan, un jeune garçon attachant. La vie suit son court jusqu’au moment où la France entre en guerre.

Les hommes en âge de combattre sont mobilisés. Le conflit s’enlise alors que beaucoup pensaient que ce serait l’affaire de quelques semaines seulement. Guenièvre doit trouver en elle les ressources pour subvenir à ses besoins et à ceux de son entourage, pour se battre à l’arrière, pour venir en aide aux blessés mais aussi pour percer les secrets de son histoire familiale. La guerre la propulse malgré elle vers la maturité. Le jeune fille se découvre elle-même et devient une femme.

Orianne Charpentier nous livre un livre magnifique, à la fois roman intimiste, d’aventure et historique. La guerre y est évoquée avec beaucoup de justesse, tout comme la vie de Guenièvre. Les personnages secondaires sont nombreux et apportent beaucoup à la jeune héroïne dans sa quête personnelle. Le lecteur la regarde évoluer et grandir au fil des pages. C’est un vrai bonheur de la voir trouver sa voie malgré le contexte difficile auquel elle est confrontée. Un roman à découvrir sans hésiter !

CHARPENTIER, Orianne, La vie au bout des doigts, Gallimard, 2014.

Je ne suis pas une adepte des challenges, mais parce que Stephie le vaut bien, je fais une exception à la règle 😉 !

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