Métal mélodie – Maryvonne Rippert

Luce, 16 ans, fan de gothique, est en conflit permanent avec Inès, sa mère. Son père est décédé alors qu’elle était encore enfant et la mère et la fille ont toujours eu une relation trés fusionnelle, jusqu’au jour où Luce a décidé qu’elle voulait vivre sa vie et se démarquer du modèle familiale. Depuis, elle ne supporte plus sa mère. Elle est même particuliérement méchante avec elle.

Alors le jour où Inès disparaît pendant quatre mois pour des raisons professionnelles, Luce est folle de joie. La première chose qu’elle fait est d’inviter ses copains gothiques à la maison. Le lendemain, elle commence à déchanter quand elle se rend compte qu’elle doit tout ranger toute seule et qu’une jeune SDF a décidé de squatter chez elle. Heureusement, Léo, son voisin qui est un peu plus âgé qu’elle, est là pour l’aider et lui remonter le moral.

Luce commence à se poser des questions sur le départ précipité de sa mère. Celle-ci est soi-disant en Australie pour son travail de journaliste. Elle lui a laissé un mot en lui expliquant qu’elle lui verserait une somme d’argent tous les mois sur son compte mais n’a pas donné d’adresse où la joindre. Elle ne répond pas non plus au téléphone. Luce n’a que seize ans. C’est un peu jeune pour être livré à soi-même…

Le jeune fille décide d’essayer de retrouver sa mère et découvre peu à peu son passé. Un passé que Luce était bien loi d’imaginer.

Métal Mélodie est un roman captivant dans lequel le lecteur voit la jeune héroïne grandir et se construire. Cet apprentissage de la vie se fait de manière trés rude. Elle n’a aucun adulte autour d’elle sur qui compter et la disparition de la mère paraît presque improbable. Comment un adulte peut-il laisser une ado de 16 ans en pleine crise identitaire seule pendant plusieurs mois ? C’est la question que je me suis posée tout au long du roman. Et puis, dans les dernières pages, le dénouement m’a surprise et touchée. Tout s’explique…

Les passage sur l’Andalousie où Luce part sur les traces de sa mère semblent impropbables. Mais qu’importe, l’histoire est magnifique. En même temps que le passé de sa mère, la jeune adolescente apprend l’amour et son lot de souffrances. En Espagne, elle découvre un pays, une culture et se sent bien malgré sa situation difficile. Enfin, elle devient elle-même.

Un roman que je ne manquerai pas de conseiller à mes zélèves à la rentrée !

RIPPERT, Maryvonne, Métal mélodie, Milan, 2010.

11 réflexions sur « Métal mélodie – Maryvonne Rippert »

  1. j’ai beaucoup aimé ce livre, et quand j’ai dit aux élèves que j’avais eu ma petite larme à la fin, ils ont rigolé … et ce sont tous précipités au CDI pour l’emprunter !!!

  2. @Enna : Dans le LP où je bosse, les élèves lisent peu. Si je ne fais pas de « pub », même les bons romans ne sortent pas ou peu du CDI. @Sandrine : et cette histoire d’amour….
    @Gwenaelle : ils ratent un roman vraiment sympa. C’est dommage effectivement…
    @Karine : coup de cœur pour moi aussi !
    @Gambadou : parfois, un petit détail fait qu’ils se précipitent tous sur le même livre… @Stephie : et oui ! Il va maintenant falloir que je me lance dans la lecture des blues cerise.
    @Valérie : tu sais pourquoi elle n’a pas aimé ?

La parole est à vous !

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