No et moi – Delphine de Vigan

Lou Bertignac est une élève de seconde surdouée qui préférerait faire n’importe quoi plutôt que de devoir présenter un exposé devant toute la classe. Le problème, c’est qu’elle n’a pas le choix et que le sujet qu’elle a choisi au hasard -les jeunes filles SDF- semble tout particulièrement intéresser son prof de sciences éco.

Pas question de compter sur ses parents pour l’aider. Sa mère est profondément dépressive depuis qu’un tragique évènement à boulverser toute la famille. Elle ne travaille plus, passe sa vie dans sa chambre ou assise sur un fauteuil, ne s’occupe plus de la maison ni des repas, ni de Lou. Quant à son père, il fait tout ce qu’il peut pour rendre la situation supportable mais Lou n’est pas dupe. Alors, elle se renferme sur elle même, compare les aliments qui composent les plats surgelés, fait des opérations mathématiques complexes dans sa tête ou encore collectionne les mots pour ne pas penser à tout ça.

Pour que son travail sur les SDF ait un sens, Lou décide d’interviewer No, une sans-abris qu’elle a rencontrée par hasard à la gare un jour où elle venait pour se promener et oberver les gens qui prennent le train. Trés vite, Lou s’accroche à No et veut en savoir plus sur elle. Elle aimerait lui venir en aide même si les adultes affirment que ce n’est pas si simple.

Lou est naïve et pleine d’illusions -comme beaucoup d’adolescents !- mais ses doutes et son manque de confiance en elle la rendent trés attachante. Malgrè une situation familliale délicate, elle s’intéresse aux autres et ses convictions lui permettent d’avancer à grands pas. Le roman plaira à mes lycéens, trés friands de ce genre d’histoires, c’est certain. Quant à moi, j’ai été un peu déçue après mon coup de coeur de l’an dernier pour Rien ne s’opose à la nuit. J’ai beaucoup de mal à expliquer pourquoi mais je suis restée extérieure à No et moi. Trop de bons sentiments de la part de Lou et un dénouement que l’on peut difficilement imaginer autrement peut être.

DE VIGAN, Delphine, No et Moi, Le livre de poche, 2009.

18 réflexions sur « No et moi – Delphine de Vigan »

  1. A l’inverse ce roman a été ma première lecture de Vigan et comme toi un gros bof alors que vu l’enthousiasme autour du roman je m’attendais à vraiment mieux…
    Du coup j’ai un peu boudé Rien ne s’oppose à la nuit (je pense d’ailleurs que si on ne me l’avait pas offert je ne l’aurai tout bonnement pas lu !) et là gros gros coup de coeur XD

  2. Ca me fait un peu peur ce que tu dis car j’ai aussi eu un coup de coeur pour « rien ne s’oppose à la nuit » et du coup j’ai peur d’être déçue par ce qu’elle a écrit avant …

  3. @Clara : c’est seulement le deuxième de l’auteur que je lis mais je ne compte pas m’arrêter là !
    @Plume : « Rien en s’oppose à la nuit » n’a rien à voir avec celui là. Il n’est pas forcément destiné au même public et surtout il prend aux tripes !
    @enna : je sais que d’autres ont aimé alors à toi de voir !

  4. C’est marrant, le représentant FN*C me disait justement aujourd’hui que l’année où ce roman avait été goncourable, il pensait qu’il serait plébiscité par les lycéens car le personnage est de leur âge et ce ne fut pas le cas.

  5. J’ai beaucoup aimé ce roman et je pense que ma lecture de Rien ne s’oppose à la nuit m’a aidé à apprécier certains thèmes en me disant que l’auteur les maîtrisait.

  6. C’est sûr que ça n’a pas la force de « Rien ne s’oppose à la nuit ». Je te comprends aussi. J’ai découvert Delphine de Vigan justement avec « No et Moi » que j’ai beaucoup aimé.

La parole est à vous !

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