Olympes de Gouges – Catel & Bocquet

Femme héroïque, femme mythique, Olympe de Gouges a une trajectoire de vie atypique. Personnage secondaire de la révolution française, on la connaît surtout comme une des premières féministes. Ses écrits témoignent de son combat pour les droits des femmes et l’abolition de l’esclavage. Cette bande dessinée biographique permet au lecteur de découvrir en détail la vie de cette femme devenue aujourd’hui l’emblème de mouvements féministes.

Jeune mère, celle qui s’appelle encore Marie Gouzes devient veuve à l’âge de 18 ans. Elle fait alors fi des préjugés, refuse de se remarier et choisit de vivre librement tout en bénéficiant du soutien financier de son compagnon. Avec lui, elle quitte Montauban pour aller vivre à Paris. Passionnée de théâtre et femme de conviction, elle fréquente les milieux littéraires, philosophiques et politiques du siècle des Lumières. Voltaire, Rousseau, Robespierre, Marat, Condorcet, La fayette, Benjamin Franklin : Olympe de Gouges croise la route ou fréquente de près ces grands noms de la Révolution, période dans laquelle elle s’implique pleinement. En 1791, elle écrit dans sa Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne :

« La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. La femme a le droit de monter sur l’échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune.« 

L’échafaud, c’est malheureusement l’endroit où elle termine sa vie, après des années de combat pour la liberté.

Cela faisait des mois que je voulais découvrir ce roman graphique et par la même occasion la vie d’Olympe de Gouges. Alors, pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Le nombre de pages -488 au total- et surtout ce dessin en noir et blanc au trait épais qui ne m’attirait pas du tout. Il est très dense, très présent. Je m’y suis pourtant habituée et je le trouve désormais très réussie.  La silhouette et les expressions du visage d’Olympe de Gouges sont remarquables. On ne peut que rester admiratif devant la somme de travail réalisée par Catel. Les décors, les personnages, les détails, tout est soigné ! Quant au scénario  de José-Louis Bocquet, je le trouve passionnant. Il met en avant la personnalité hors du commun d’Olympe de Gouges et son combat pour l’égalité homme-femme. Refermer un livre en ayant appris des choses de manière aussi facile et agréable, c’est un vrai bonheur !

CATEL, BOCQUET, José Louis, Olympe de Gouges, Casterman, 2013.

C’est Noukette qui recense toutes nos lectures BD cette semaine !

41 réflexions sur « Olympes de Gouges – Catel & Bocquet »

  1. J’ai failli l’emprunter à la bibli et je l’ai reposé à cause de son nombre de pages et du graphisme pas du tout attirant. Mais je sais que je le prendrai un jour parce que le sujet m’intéresse trop.

    1. J’étais comme toi. Il a trainé dans ma PAL pendant un bon moment avant que je me décide. Et aujourd’hui, je ne regrette pas de m’être lancée.

    1. Maintenant que j’ai lu celui-ci, j’ai moins de réticences et je vais me lancer dans Joséphine Baker quand j’aurai un moment.

        1. Une de mes élèves me l’a conseillé il y a un moment déjà. Il faut que je le lise car j’adore quand ce sont eux qui me font découvrir des livres.

  2. Il me tente beaucoup! J’ai acheté récemment son « Femme, réveille-toi ! Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et autres écrits » 🙂

    J’avais déjà beaucoup aimé Catel et sa bd sur Kiki de Montparnasse . C’est vrai que le trait peut déstabiliser mais on s’y habitue vite.J’ai d’ailleurs très envie de lire aussi son « Joséphine Baker »! Ou plutôt « leur’ Joséphine Baker. Ce duo est super intéressant!

    1. Je ne connais pas le premier titre dont tu parles mais je vais me renseigner.
      C’est vrai que ce duo fonctionne à merveille. j’espère qu’il nous réserve encore de belles surprises !

    1. Je constate que je ne suis pas la seule à être atteinte de cette maladie. Le pire, c’est avec les livres du CDI. Comme je suis seule à gérer les prêts…

  3. Je l’ai lu et adoré aussi :0) Moi c’est le contraire j’adore les pavés en BD !! En BD ça passe quand même bien et c’est bien plus vite lue qu’un roman pavé :0) Et puis on a vraiment le tempsp de s’installer et de profiter de l’histoire. Quand au dessin noir et blanc c’est pareil, j’aime beaucoup le noir et blanc et je trouve très beau le coup de crayon de Catel :0)

    1. Tu as parfaitement raison. Il faut juste avoir un peu de temps devant soi. J’apprécie de plus en plus les gros romans aussi.

  4. J’ai appris l’existence de cette femme, peut être le première féministe connue, lorsque je bossais mon concours d’attaché territorial et c’est vrai que sa vie fut riche et belle, utile et forte , même si elle a mal fini…

    1. Je pense qu’on a sans doute réécrit un peu son histoire aussi pour en faire un symbole mais ça c’est une autre question…

  5. Le nombre de pages me freine alors même que le sujet m’intéresse. Je vais faire comme toi, passer outre, l’emprunter, et celui sur Joséphine Baker aussi!

La parole est à vous !