Peine perdue – Olivier Adam

Peine perdue. Le titre du dernier roman d’Olivier Adam donne dès le départ la tonalité des quelques 220 pages qui vont suivre.

23 chapitres, 22 personnages qui se connaissent ou tout simplement se croisent dans une petite station balnéaire de la côte méditerranéenne. C’est la tempête et les éléments se déchaînent. Le chaos qui règne à l’extérieur est à l’image de celui qui envahit les différents protagonistes de cette histoire.

Antoine casse la figure de l’un de ses adversaires pendant un match de football. Quelques jours plus tard, il est à l’hopîtal dans le coma. Autour de lui, des couples battent de l’aile. Les hommes boivent et se droguent, ne sont pas à l’écoute de leurs enfants, trompent leur femme ou se comportent comme de véritables pourritures. Les femmes triment comme des malades, cumulent les petits boulots, subissent plus qu’elles ne choisissent.

Ne cherchez pas de l’optimisme. Il n’y en a pas. Avec Olivier Adam, on est habitué de toute façon. Ce n’est donc pas pour cette raison que je suis passée à côté de Peine perdue. Les personnages ne m’ont pas touchée. Je ne me suis pas identifiée comme je l’avais fait avec Les lisières.

Peut être que ce n’était pas le bon moment pour le lire.

Peut être aussi que cette construction dans laquelle chaque chapitre se focalise sur un protagoniste de l’histoire n’est pas pour moi. Trop court. Pas le temps de s’attacher aux personnages.

Olivier Adam va à l’essentiel. L’écriture est remarquable de maîtrise, le roman plein de qualités.

J’aurais voulu aimer. Malheureusement, je crois que je vais bien vite l’oublier.

Une lecture commune que j’ai le plaisir de partager avec Vive les betises.

ADAM, Olivier, Peine perdue, Flammarion, 2014.

18 réflexions sur « Peine perdue – Olivier Adam »

  1. Je l’ai rencontré au moment de la sortie de « Falaises » dans la médiathèque de La Rive Gauche, au dessus du centre commercial Saint Sever. J’en garde un très bon souvenir.

  2. Oui, c’est dommage, j’ai eu le même sentiment de déception, par rapport aux « Lisières » mais, isolé du comparatif, cela reste tout de même un bon roman… Pfiou, je crois qu’il y avait une sorte de grâce dans « les lisières » qui sera sans doute difficile à reproduire.

  3. Bon je vais passer mon chemin alors. Je n’ai lu qu’un roman de cet auteur, que j’avais apprécié mais pour autant je n’ai jamais cherché à en lire d’autres de lui. Et puis « A l’abri de rien » était un peu plombant comme thème donc là, s’il remet le couvert, je vais jeûner.

  4. Peut-être est-ce dû à la forme ? Un personnage par chapitre ? Il était en effet difficile de prendre part à une seule histoire. J’ai aimé, mais il est clair qu’il est plombant.

  5. je ne lis qu’en diagonale car je vais le lire bientôt et comme à chaque fois que je lis un roman d’un auteur que j’aime, j’ai peur d’être déçue alors ta déception m’inquiète … à suivre!

  6. J’aime vraiment beaucoup Olivier Adam mais son passage la Grande librairie ne m’a pas convaincue et ton billet conforte mon impression… Pas d’Oliver Adam pour moi cette année.

La parole est à vous !

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