Piégés sur le bateau maudit – Hubert Ben Kemoun

Soledad, Tom Cromwell, Igor, Gary, Anton et Léonard Beneditti sont tous, pour des raisons différentes à bord du Regent, le ferry qui relie Lam à l’île de Kramp. En trois heures, le bateau doit franchir le détroit de Paléo et ses violents courants. Ce matin là, la force du vent et les immenses creux de la mer rendent la navigation difficile. Rien d’insurmontable cependant pour Léonard Beneditti, capitaine chevronné, et son second, Anton. Sauf que rien ne se passe comme prévu…

Dans le prologue, Hubert Ben Kemoun annonce la couleur : « Personne, absolument personne ne sortira indemne de cette danse macabre et noire. Et si certains, parce que le hasard le veut bien, s’en sortent, que personne ne se fasse d’illusion, pour eux aussi, rien, plus jamais, ne sera comme avant. » Dès les premières pages, la tension est palpable. Les passagers du ferry dorment debout mais l’un d’entre eux est sur le qui vive. Anton, qui assiste le capitaine aux commandes du bateau, ne va pas bien : il est très tendu. Gary, qui s’est pris une cuite monumentale la veille, ressemble à un zombi et son ami Igor se demande s’il a bien fait de partir faire de la plongée sur Kramp avec lui. Soledad, en proie a une violente migraine, aurait préféré rester dans son lit plutôt que de servir les clients du bar. Par peur de se perdre cet emploi qui lui permet tout juste de garder la tête or de l’eau par rapport à sa situation personnelle, elle s’est quand même rendue à son travail.

Tous vont se retrouver confrontés à l’horreur dans ce huit-clos qu’est le ferry pris dans la tempête. Les personnages révèlent qui ils sont au fil des pages et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises. Ajoutez à cela un suspens entretenu de manière habile et vous obtenez un roman idéal pour les collégiens qui souhaitent frissonner en toute sécurité.

BEN KEMOUN, Piégés sur le bateau maudit, Flammarion jeunesse, 2018.

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