(Re)play – Jean-Philippe Blondel

Le célèbre critique rock Franck Ménard va venir au lycée pour rencontrer les élèves et écouter deux ou trois groupes de l’établissement. Au début, Benjamin croit que c’est encore une de ces rumeurs qui circulent régulièrement mais finalement, c’est bien vrai.

L’année dernière, l’adolescent avait un groupe mais, à cause d’une histoire de fille et de trahison entre amis, ce groupe n’existe plus. Depuis, Benjamin s’est replié sur lui-même et ne va pas bien.

Grâce à sa mère et à la venue de Franck Ménard, il tente de reformer un groupe et de vivre à nouveau pleinement sa passion pour la musique. Il essaie aussi de revenir sur le passé pour le comprendre un peu mieux. Son goût pour l’écriture l’aide beaucoup…

C’est une histoire d’adolescents assez classique que nous propose Jean-Philippe Blondel avec (Re)play. De la musique, de la passion, de l’amour, de l’amitié, une trahison, des personnages qui se cherchent. Bref, rien de bien original. Mais comme toujours avec cet auteur, ce sont ses personnages, profondément humains, qui font qu’on a du mal à refermer le livre avant la fin. 

Benjamin, le narrateur, doute beaucoup et gagne en maturité tout au long de son année de Terminale. Les difficultés auxquelles il doit faire face lui font petit à petit prendre de la distance par rapport à lui-même. Il en ressort plus grand.

Jean-Philippe Blondel est très fort pour transcrire tout ce qui peut se passer dans la tête d’un ado de 16 ou 17 ans !

Extraits :

« Je suis pris à mon propre jeu. Soit ça passe et ma morgue, ma vantardise, tout ça est pardonné; soit ça casse, et je deviens la risée du lycée.

Il s’éloigne en rasant les murs. Je reste là, interdit. Ce que nous avons pris, tous, en quelques mois, ce n’est pas de l’assurance. C’est de la maturité. » p. 92

« Enfin, je comprends pourquoi je l’ai haï – j’ai simplement l’impression qu’il n’est plus tout à fait la même personne. Mais c’est notre lot à tous. Nous ne sommes tous que l’ombre de ce que nous avons été. Non. Je n’aime pas cette formule-là. Je prefère l’inverser. Nous avons tous été l’ombre de ce que nous sommes vraiment. » p. 110

« Vous n’hésitez pas à exposer vos tripes, et à penser que les autres vont se retouver dedans. J’aime bien ça. J’aime vraiment ça. » p. 124

BLONDEL, Jean-Philippe, (Re)play, Actes Sud Junior, 2011.

5 réflexions sur « (Re)play – Jean-Philippe Blondel »

  1. @Clara : il mérite vraiment d’être lu ! @Leiloona : oh, il en a écrit beaucoup qui sont vraiment bien : »Blog », « Un endroit pour vivre », « Brise glace », etc.

La parole est à vous !

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