Orwell – Pierre Christin et Sébastien Verdier

Etonien, flic, prolo, dandy, milicien, journaliste, révolté, romancier, excentrique, socialiste, patriote, jardinier, ermite, visionnaire : le sous-titre de cette biographie dessinée consacrée au célèbre auteur de 1984 et La ferme des animaux en dit long sur les multiples identités de Continuer la lecture de « Orwell – Pierre Christin et Sébastien Verdier »

Ce n’est pas toi que j’attendais – Fabien Toulmé

Bande dessinée autobiographique, Ce n’est pas toi que j’attendais raconte l’histoire d’un père qui découvre à la naissance de sa fille qu’elle est trisomique. Fabien Toulmé revient sur le début de grossesse de sa femme, alors que le couple vit encore au Brésil avec Louise, leur fille âgée de quatre ans. Vient ensuite le déménagement en France, d’abord du côté de Blois puis, en région parisienne. Les rendez-vous chez le gynécologue Continuer la lecture de « Ce n’est pas toi que j’attendais – Fabien Toulmé »

Les petites victoires – Yvon Roy

Tout commence par une histoire banale. Un couple, Marc et Chloé. Un bébé, Olivier. La famille et les amis à la maternité. Les parents et le petit garçon qui s’apprivoisent. Des moments de bonheur précieux. Sauf que les mois passent et Olivier ne réagit pas comme les autres enfants. Il ne prononce aucun mot, Continuer la lecture de « Les petites victoires – Yvon Roy »

Le Premier homme – Jacques Ferrandez d’après l’œuvre d’Albert Camus

Le premier homme est un roman inachevé dont le manuscrit a été retrouvé dans une sacoche en cuir, sur le lieu de l’accident qui a coûté la vie à Albert Camus et à son éditeur Michel Gallimard, le 4 janvier 1960. Francine Camus, la veuve de l’écrivain, fait alors calligraphier le texte mais décide, avec ses proches, de ne pas le publier. A l’heure de l’indépendance, l’histoire d’un Français d’Algérie Continuer la lecture de « Le Premier homme – Jacques Ferrandez d’après l’œuvre d’Albert Camus »

Mon traître – Pierre Alary

Sorj Chalandon est un des écrivains contemporains que je préfère. La lecture de Mon traître, il y a quatre ans, est encore bien présente dans mon esprit. Aussi, se confronter à son adaptation en bande dessinée était un pari risqué. Vais-je retrouver la force Continuer la lecture de « Mon traître – Pierre Alary »

Là où vont nos pères – Shaun Tan

Bande dessinée silencieuse, Là où vont nos père raconte l’histoire de tous les migrants, de tous les réfugiés, de tous les exilés. L’absence de mots n’est pas un problème, bien au contraire : elle donne une portée universelle au propos, à travers le récit de l’exil d’un homme qui quitte sa famille pour Continuer la lecture de « Là où vont nos pères – Shaun Tan »

Les enfants de la liberté – Marc Lévy et Alain Grand

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, le père et l’oncle de Marc Lévy participent au mouvement de résistance « FTP-MOI » dans la région toulousaine. Le célèbre écrivain s’est inspiré de cet épisode de leur vie pour écrire un roman qui a ensuite été adapté en bande dessinée par Alain Grand.

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L’Iliade et l’Odyssée – Soledad Bravi – d’après Homère

L’adapatation de classiques de la littérature en bandes dessinées est à la mode ces derniers temps. C’est un bon moyen de découvrir ou de redécouvrir certaines oeuvres. Pour les plus jeunes lecteurs, c’est aussi un premier pas vers des oeuvres parfois complexes.

L’adaptation de L’iliade et l »Odyssée d’Homère réalisée par Soledad Bravi a été publiée dans le magazine Elle sous forme de planches au cours des étés 2013 et 2014.

La publication dans un magazine de presse fémimnine impose un certain nombre de contraintes. L’auteur va donc droit au but et le format est bref. Les étapes essentielles de l’oeuvre homérique sont bien là mais des choix ont forcément été effectués.

De plus, il manque le souffle épique qui fait toute la saveur du poème original. Certains diront sans doute au contraire que son aspect barbant a été retiré !

Le ton est très (trop ?) léger et l’humour omniprésent. On voit bien qu’il s’agit là d’une oeuvre intemporelle qui, comme le dit très justement la quatrième de couverture, n’a pas pris une ride. Ceci est renforcé par les illustrations modernes et minimalistes de Soledad Bravi.

Pour être honnête, j’ai été moyennement convaincue par cette adaptation. En tant qu’adulte, je la trouve trop superficielle. Je la recommanderai tout de même à mes élèves qui étudient cette oeuvre en sixième et à tous les non initiés. C’est un bon moyen pour dépoussiérer un classique de la littérature et faire fonctionner ses zygomatiques.

BRAVI, Soledad, L’Iliade et l’Odyssée, Rue de Sèvres, 2015.

Si vous voulez découvrir d’autres bandes dessinées publiées chez Rue de Sèvres, allez faire un petit tout chez Stephie de Mille et une frasques. Elle organise un coup de projecteur sur cette maison d’édition cette semaine.

L’heure des bilans a sonné

Nous sommes le 31 décembre et l’heure des bilans a sonné. Voici donc les livres qui ont marqué mon année 2014. Un petit clic sur la couverture et vous pourrez lire le billet complet.

Dans la catégorie « les livres qui me parlent » :

Dans la catégorie « Je me suis pris une claque » :

Dans la catégorie « Ces livres qui font du bien » :

Dans la catégorie « Ils me font courir plus vite quand je les écoute en faisant mon footing » :

Dans la catégorie « Je les ai fait découvrir à mes élèves et ils ont adoré » :

 

Dans la catégorie « ces romans jeunesse dont on n’a pas assez entendu parler » :

Dans la catégorie « je suis impatiente de découvrir la suite » :

Dans la catégorie « soif d’aventures » :

Dans la catégorie « je devrais lire plus souvent des BD » :

Dans la catégorie « auteurs au talent formidable » :

Dans la catégorie « album magnifique » :

 

Le Horla : d’après l’oeuvre de Maupassant – Guillaume Sorel

Le Horla, nouvelle fantastique de Maupassant écrite au XIXème siècle, est un grand classique de la littérature, souvent étudié au collège. Adapter un texte aussi célèbre en bande dessinée est un pari risqué. Guillaume Sorel est resté assez fidèle au récit d’origine mais il a tout de même pris quelques libertés.

Chez Maupassant, le narrateur raconte ses angoisses dans son journal intime. Un être invisible qu’il nomme Le Horla hante ses jours et ses nuits. Petit à petit, il sombre car il n’arrive pas à s’en débarrasser et ne trouve aucune explication rationnelle à cette présence.

Chez Guillaume Sorel, le lecteur découvre les pensées du narrateur grâce à la présence d’un chat auquel il se confie et qui, lui aussi, a des réactions étranges. Sans ce chat, difficile de rendre compte de l’intériorité d’un personnage de manière visuelle.

La bande dessinée laisse clairement penser que le narrateur est atteint de folie tandis que Maupassant laisse planer le doute. Les faits qu’il rapporte sont-ils réels ? Est-il dément ? La question reste en suspens.

Les dessins de Sorel sont magnifiques et traduisent de manière remarquable les angoisses du personnage principal. La cadre dans lequel se déroule l’histoire est lui aussi une réussite. D’origine normande, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé des paysages et des endroits qui me sont familiers : les falaises, les bords de Seine, les chemins de halage, les belles demeures typiques, le Mont-Saint Michel, etc. La balade en plein XIXème est également appréciable. On retrouve vraiment l’ambiance des romans de Maupassant.

Malgré toutes ces qualités, je n’ai pas été complètement séduite par la bande dessinée. Sans doute parce que je suis une auditive et que rendre compte d’un journal intime par des images ne me correspond pas. J’ai refermé le livre avec un sentiment de trop peu, comme si les aventures du narrateur ne me touchaient pas vraiment.

Les avis de Jérôme, Noukette, Stephie et Leiloona.

SOREL, Guillaume, Le horla : d’après l’oeuvre de Guy de Maupassant, Rue de Sèvres, 2014.

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