Lancelot du Lac

A 17 ans, Lancelot entre au service du roi Arthur et devient chevalier de la Table Ronde. Dès le premier regard, il tombe amoureux de la reine Guenièvre et lui promet son dévouement. Sa vie est faite d’épreuves subies pour honorer son rang et de combats contre l’injustice. Un des premiers d’entre eux consiste à venir à bout de l’enchantement qui rend la forteresse de la Douloureuse Garde imprenable. En réussissant cette épreuve, Lancelot découvre sa véritable identité et part aussitôt vers de nouvelles quêtes, toujours pour honorer sa dame et être fidèle à son statut de chevalier.

Lancelot du Lac est une des premiers titres de la collection « Légendaires » des éditions Tourbillon qui a pour but de rendre accessible aux enfants de 8-9 ans « les destins extraordinaires des grands héros de la mythologie« . Des chapitres courts, un texte aéré, une police de caractère très lisible, une jolie première de couverture aux angles arrondis, des encarts documentaires sur la vie au Moyen-Age, une histoire racontée avec beaucoup de dynamisme, un grand nom de la littérature jeunesse -Anne-Laure Bondoux- comme auteur : ce roman a tout pour plaire. Me replonger dans les aventures de Lancelot a été un vrai régal !

« Plus tard, quand les homme se souviendront de toi, ils comprendront que l’on n’accomplit rien de grandiose sans un cœur plein d’amour« . p. 107

BONDOUX, Anne-Laure, Lancelot du Lac, Tourbillon, 2010.

Papel & Courtepattes – Céline Sorin

Papel n’est pas un petit prince comme les autres : il n’aime pas la chasse, déteste se battre et a toujours les yeux gonflés et le nez qui coule à cause des allergies. Quand il doit revêtir sa tenue de chevalier et prendre son épée pour aller s’entraîner, c’est un véritable calvaire. Il essaie quand même de faire de son mieux pour plaire à sa mère et ne pas faire honte à son père, le roi. Celui-ci est d’ailleurs souvent absent car il passe son temps à faire la guerre.

Le jour de ses onze ans, on offre un cheval à Papel. Il doit choisir parmi les six présents devant lui mais celui qui l’intéresse est un minuscule poney, que le vendeur qualifie de bourrique juste bonne à porter des paniers et qui, en plus, mord. Mais Papel insiste et obtient finalement ce cheval qui s’appelle Courtepattes. A l’entraînement, tout le monde se moque de Papel et de son nouvel ami mais le petit prince ne se sent plus seul et devient progressivement très courageux. Et puis, Courtepattes a une arme redoutable : son haleine ! Elle fait fuir tout le monde à tel point que Papel réussit grâce à lui à délivrer son père, prisonnier au château de Mandragore.

Un joli album plein d’humour et de tendresse. Une histoire simple et réconfortante qui devrait plaire aux jeunes lecteur à partir du CP. Attention tout de même, il y a beaucoup de texte. Ce n’est donc pas un livre que les plus jeunes pourront lire seuls. Au niveau de l’interprétation, il y a pas mal de choses à tirer de cet album : la difficulté d’assumer sa différence, le rôle de l’amitié, l’importance du regard des parents, l’arrivée progressive de la maturité et du courage, les relations parents-enfants, etc. Les illustrations sont à l’image du texte : belles, douces et agréables. A découvrir donc !

SORIN, Céline, Papel & Courtepattes, L’école des loisirs, 2009.

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