En route pour l’Aude et les Pyrénes-Orientales

En route pour l’Aude et les Pyrénes-Orientales est un guide de voyage pas comme les autres puisqu’il s’adresse à la famille et plus particulièrement aux enfants. Il permet de découvrir la région, son histoire, son environnement, sa faune, sa flore, ses traditions, les produits locaux mais aussi et surtout les lieux à ne pas manquer.

La mise en page est claire et aérée. Le contenu est riche et en adéquation avec les centres d’intérêts de la famille. Les informations importantes sont en caractères gras, ce qui facilite la lecture surtout chez les plus jeunes. Les photographies sont nombreuses et d’une très grande qualité. Des logos permettent de classer les visites en différentes catégories (nature, animaux et savoir). Le sommaire permet de se repérer dans le guide et la carte en fin d’ouvrage aide à localiser les différents lieux à visiter. Bref, ce petit guide est très pédagogique. Itak éditions, jeune maison d’édition créee en 2007, travaille en collaboration avec des professeurs des écoles et ça se sent !

Seul petit bémol : il n’y a aucune information sur les tarfis et les heures d’ouverture des différents sites touristiques proposés. Il faut donc se renseigner sur internet ou sur un autre guide. Pas très pratique…

Question tarif, En route pour l’Aude et les Pyrénes-Orientales est abordable. 9,95€ c’est moins onéreux que les guides touristiques pour adultes, certes plus complets mais beaucoup moins attrayants au niveau des photos et de la mise en page.

Sur le site de l’éditeur, vous trouverez les autres titres disponibles dans la collection Kids’voyage.

Un grand merci à Babelio et à Itak Éditions pour l’envoi de ce livre.

En route pour l’Aude et les Pyrénées-Orientales, Itak éditions, 2011.

Envie d’être là….

Ce soir, j’aimerais bien être là… Au calme, tranquille, paisible…

Cette photo a été prise dans les Pyrénées Orientales, à côté des ruines du château d’Opoul, un soir d’hiver.

Opoul-Périllos

C’est presque par hasard que nous avons découvert pendant nos dernières vacances une petite commune perdue au milieu des Corbières nommée Opoul-Périllos. Ma cousine lisait un livre dont l’histoire se déroulait là-bas et avait envie d’aller y faire un tour. Pourquoi pas ?

Nous voilà sur des routes de montagne sinueuses, au milieu de la garrigue. Tout à coup, un château apparait au milieu de nulle part ! On s’arrête et malgré le vent qui souffle en très fortes rafales, nous montons, par un petit chemin caillouteux, pour aller voir cette ruine de plus près. Il fait froid mais la vue sur la plaine du Roussillon, le Canigou et la mer Méditerranée est tellement magnifique que nous sommes bien récompensés de notre effort !

Le château, construit en 1246 et aussi appelé forteresse de Salveterra, est accroché à la paroi rocheuse. De loin, on ne le distingue pas beaucoup du reste de la montagne et sur place, on a une vue époustouflante sur les alentours. Nos ancêtres étaient des gens malins : ils pouvaient voir sans être vu. Gare à l’ennemi !

Quand nous arrivons au pied du château, le jour décline petit à petit. L’atmosphère est étrange et il y a tellement de vent qu’on tient à peine debout. Nous ne restons donc pas longtemps (pas envie de se prendre une vieille pierre sur la tête !) et je regrette de ne pas avoir pu me balader un peu plus au milieu des ruines.

Après cette belle balade, nous reprenons la route vers Périllos. Tous ce que nous savons de ce village, c’est qu’il est rattaché à Opoul depuis 1972 et qu’il a été abandonné. Mais qu’en reste t-il ? Où se trouve t-il exactement ? Dans quel état est-il ? Sur une longue route sinueuse ou deux voitures se croisent avec beaucoup de difficultés, nous apercevons une lumière au loin. C’est la seule du village ! Et pour cause, ce village est en ruine, abandonné ! Un petite étoile est accrochée au clocher de l’église restaurée depuis peu par l’association Terre de Pierres. Cette association réhabilite petit à petit le village, en respectant les matériaux et les techniques de construction locales. Elle veut sauvegarder ainsi la mémoire de Périllos. Une buvette a même été installée pour que les touristes qui viennent se promener l’été puissent se rafraichir. Quelle bonne idée !

 

 

Les deux seuls monuments du village sont l’église et le château dont il ne reste plus grand chose. Quelques tombes témoignent de l’époque où le village était encore habité. Plusieurs causes sont avancées pour expliquer cet abandon progressif : exode rurale, mortalité infantile, crise du phylloxéra (maladie qui attaque la vigne), etc. Le dernier habitant, un berger, a quitté le village au début des années 1970.

 

J’ai adoré ce village et j’attends avec impatience le jour où je pourrai y retourner. Malheureusement, il est à plus de 900 kilomètres de chez moi. Il faudra donc attendre les prochaines vacances dans la région ! En attendant, il me reste de magnifiques souvenirs, quelques photos et aussi quelques sites de passionnés :celui ci , celui là ou celui là. Malgré ces quelques lectures, je n’ai pas réussi à répondre à toutes mes interrogations sur ce village. Le mystère, c’est peut-être ce qui contribue, pour une bonne part, à l’attrait de Périllos…

Le camp de Rivesaltes

Suite de mes balades de vacances, sur un touche beaucoup moins légère que dimanche…

Tour à tour camp militaire, camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale, puis dépôt des prisonniers de guerre capturés par l’armée française à partir de 1945, et enfin refuge pour les Harkis jusqu’à la fin des années 1960, l’histoire du camp de Rivesaltes est tragique. Triste ironie : aujourd’hui des gens du voyage campent régulièrement à sa périphérie.

Du bord de la route, on voit les nombreux baraquements regroupés en îlots sur 600 ha. Le camp de Rivesaltes a servi de lieu de regroupement pour les étrangers jugés indésirables par Vichy en 1941 et 1942 (Républicains espagnols, juifs, etc) puis, à partir d’août 1942, de centre national de rassemblement pour les israélites de la zone non occupée. C’était l’antichambre de la déportation, le Drancy du Sud.

A certains endroits les barbelés rouillés sont encore présents. ça donne la chair de poule. Le plus étrange, c’est que le camp est tellement immense que n’importe qui peut se promener en voiture ou à pied au milieu des baraquements. Tout est laissé à l’abandon, dans un état lamentable.

Je crois qu’on est bien loin de la vérité quand on essaie d’imaginer la vie des gens dans ce camp. Les conditions sanitaires étaient assurément déplorables. Les latrines en béton étaient situées au milieu des baraquements et les excréments étaient évacués par un simple trou à l’air libre. Il ne reste aucune trace des gens qui ont vécu à cet endroit car ils n’avaient absolument rien pour vivre.

Le camp Joffre est situé sur une plaine où il fait horriblement chaud l’été et froid l’hiver. Il n’y a pas un seul arbre et le vent souffle tellement qu’aujourd’hui, on y a installé des éoliennes.

Pendant longtemps, on a voulu oublié le camp de Rivesaltes. La honte était sans doute trop grande. Il y a eu les juifs mais aussi les harkis qui ont vécu pendant longtemps dans ces baraquements, en attendant un logement digne de ce nom. Aujourd’hui, le centre de rétention des sans-papiers est situé en périphérie du camp. Personne ne semble choqué. Surprenant non ?

Néanmoins, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales construit un mémorial en hommage à tous ces hommes, femmes et enfants, pour que personne n’oublie. Cette période de l’histoire nous parait lointaine mais elle est en réalité très proche… Et sommes nous à l’abri d’une nouvelle horreur de ce genre ?

Pour en savoir plus :
Le Camp Joffre
Le mémorial de Rivesaltes

Balade avec vue sur le chateau de Quéribus

Me voici de retour de vacances. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin…

L’année a commencé pour nous d’une belle manière : petite balade dans la montagne et pique-nique au grand air avec pour compagnons de route le soleil, le ciel bleu, l’odeur du thym et une vue formidable.

Sur le chemin, perdue au milieu de nulle part, une ruine qui servait de garde-frontière entre deux provinces. La végétation commence à prendre le dessus mais il reste quand même les traces des fenêtres et des portes ainsi que la barrière qui marquait la frontière. On devine encore l’écurie et les pièces à vivre.

Mais les plus intéressant dans cette promenade, c’est sans doute la vue sur le château de Quéribus. Considérée comme le dernier bastion cathare, tombée aux mains des croisés en 1255, la citadelle du XIème siècle domine la plaine de Roussillon.

Quéribus est perché sur un étroit piton rocheux à 728 mètres d’altitude. Sa position est stratégique : on voyait l’ennemi venir de loin !
Pas la peine de vous dire qu’en plein vent, il faut s’accrocher pour tenir debout !

 

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